dimanche 27 février 2011

Bridget décidément sur le chemin du bonheur !


Vendredi soir, je suis passée à la boulangerie m’acheter une petite douceur. Jusque-là, tout va bien. Sauf que l’ambiance était légèrement tendue malgré l’odeur de pain chaud… En effet, un petit con devant moi (néanmoins super cute genre petit con sexy hargneux teigneux) ne voulait pas avancer d’un pas parce que Monsieur voulait des gâteaux, et en même temps, la vieille conne derrière moi (stéréotype de la bourge du 17ème à la retraite qui croit que tout lui est dû), ne pouvait pas attendre 2 minutes que le mec soit servi. Elle a du coup grillé tout le monde. Bref, le ton est rapidement monté, et moi, la dernière conne du lot finalement, je suis restée impassible et ne les ai pas remis pas à leur place. C’est pourtant tout ce qu’ils auraient mérité.
Tout ça pour en venir là : je trouve que l’on se complique bien trop la vie pour des broutilles et que cela n’a aucun sens. Le petit con aurait pu avancer un peu, ça n‘aurait rien changé à sa commande, et la vieille aurait pu fermer sa gueule et attendre. Le monde aurait été meilleur… mais ça ne nous aurait pas valu un article malheureusement !

Il suffit finalement de peu de choses pour se rendre la vie plus belle. Vous êtes sceptiques ? Je vous suggère alors de vous rendre sur le site suivant, que j’ai découvert grâce au Grand Journal cette semaine : http://www.3kifsparjour.com/. Florence Servan-Schreiber y explique que faire le point sur sa journée en n’en gardant que 3 petites choses positives (minimum) nous rend plus heureux. Simpliste ? Peut-être. Je vous suggère néanmoins d’essayer parce que ça marche. C’est vrai quoi, marre des gens qui voient tout en noir. Des exemples, nous n’en avons que trop autour de nous. Faisons un effort.
Je vais montrer l’exemple, et jouer le jeu de mon côté. Je vous laisserai le soin d’en faire autant et de les poster dans la partie commentaires si vous le souhaitez !

Voici mes kifs de la semaine passée :
- Garder la petite fille d’une amie. Avant parce que je m’y suis préparée et que j’avais hâte. Pendant parce qu’elle est la plus mignonne des petites filles et qu’elle m’a touchée (elle a dit Tata !). Après parce que j’avais encore sur mes mains l’odeur des bébés, tellement caractéristique, et que j’ai très envie de remettre ça !
- Un collègue qui sait que c’est un peu tendu depuis que j’ai récupéré un nouveau budget, et qui a eu un geste très mignon : il passe une tête régulièrement pour savoir comment je vais et j’ai même eu droit à une petite bise et un rapide massage cervical. Ça fait du bien. (Ps : Calmos les enfants, il est marié et pas d’ambiguïté sur le sujet).
- M’être sentie sexy en enfilant ma jupe et en me maquillant jeudi.
- Un petit plaisir gustatif : le fameux cookie de chez Kayser…
- Une chanson qui donne la patate dans mon iPod le matin (typiquement n’importe quel morceau de David Guetta).
- Un mot d’amitié que je vais garder précieusement parce qu’il est émouvant et sincère. Je me garde le droit de le relire de temps en temps.
Vous voyez, ce n’est qu’un échantillon et ce n’est pas si compliqué, j’ai même envie de dire que 3 kifs par jour, c’est pour les journées de grosse loose. On devrait pouvoir faire bien mieux.
Hop, c’est vrai que ça suffit pour avoir le sourire et la patate. À reproduire… quotidiennement.

Elle a dit d’autres choses passionnantes cette chère Florence : dans ses 12 conseils pour être heureux, il y en a un qui ne m’a pas échappé, le numéro 5 : se confier. Je cite : « Se confier. À son journal intime ou à quelqu’un. Cela permet d’être vrai. Une vie d’intégrité rend heureux. Et s’il faut se forcer à se sentir mieux pour se sentir bien, ça n’est pas une trahison de soi, c’est un geste sain et malin. »
Aucun doute, je suis sur le chemin du bonheur !

samedi 26 février 2011

Last Night


J’ai profité d’un moment de calme et d’un après-midi pluvieux pour me faire un film en solo. Mon choix : « Last Night », réalisé par Massy Tadjedin, avec Keira Knightley, Sam Worthington, Guillaume Canet, Eva Mendes.
Synopsis pour ceux qui n’ont pas suivi l’actualité cinématographique :
Joanna (Keira K.) et Michael (Sam W.) vivent à New York. Aucun nuage, aucun doute n’est jamais venu assombrir leur union, jusqu’à ce que chacun d’eux soit tenté, la même nuit… Pendant que Michael est en déplacement professionnel avec Laura, (Eva M.) jeune femme aussi attirante qu’énigmatique, Joanna recroise Alex (Guillaume C.), l’autre grand amour de sa vie. Les 36 heures qui suivent vont obliger chacun à faire des choix… Source : Allociné

Superbe Keira Knightley, extrêmement touchante, et sexy Guillaume Canet, sincère et émouvant. Ce n’est clairement pas le film de l’année, on est bien d’accord, j’ai même regretté quelques longueurs pour tout vous dire. « Last Night » m’a pourtant troublée et me fait réfléchir. Parce qu’il pose des questions justes sur l’infidélité :

Qu’est-ce qui caractérise la tromperie ? Où et quand commence-t-elle ? Est-ce que penser à quelqu’un d’autre c’est déjà trahir ? Est-ce que c’est plutôt au premier baiser ? À la première relation sexuelle avec « l’autre » ? Ou au premier mensonge raconté pour cacher sa liaison, ses sentiments, ses intentions ?
Qu’est-ce qui est le plus préjudiciable ? Un coup d’un soir ou entretenir des pensées pour une personne extérieure sans qu’il n’y ait d’échange physique (ou en tout cas pas encore) ? Comment réagir quand on apprend qu’on est cocu(e) ? Peut-on pardonner ?

Un bon film prise de tête qui à la fois fait gamberger et réveille malheureusement de vieux démons que j’aurais préféré laisser enfouis au plus profond de moi. Nul doute qu’il y a un avant et un après l’infidélité.
Ce que je souhaiterais de tout cœur oublier ? Les tickets de carte bleue, les mails que j’ai lus en fouillant un peu, les mensonges, les faux « je t’aime » pour cacher la réalité, les soirées boulot qui s’éternisent et mes appels sans réponse. Des relations sexuelles truquées, des cadeaux pour faire bonne figure.
Et surtout la perte de confiance en soi. Cette remise en question qui suit la trahison. Le mot est fort, je sais. C’est volontaire.

Dire que je n’étais même pas jalouse. Ce n’est pas mon genre : quand j’estime pouvoir avoir confiance en quelqu’un, je ne me gâche pas la vie. J’aurais peut-être dû pourtant, j’aurais été moins étonnée, je serais tombée de moins haut. C’est en tout cas le sentiment que j’en ai aujourd’hui. Même si dans l’absolu tout ça est bien fini. « I am over it » comme dirait un de mes amis. Et pourtant, je crois que si un jour je retrouve un compagnon ( ?!), nul doute que je serai plus méfiante.

Évidemment, mon article ne serait pas complet ni exact si je ne me mettais pas dans une autre position de ce triangle relationnel. Facile de jouer la victime, très facile, parce que c’est bien sûr ce qui fait le plus mal, et puis les gens vous plaignent quelque part. Et pourtant, j’ai aussi à un moment ou à un autre été celle qui trompe son mec et celle qui séduit l’homme d’une autre. Croyez-moi, aucune position n’est souhaitable.

Il arrive simplement que l’on se goure. Que l’on ne soit pas avec la « bonne » personne et qu’une simple rencontre nous mette face à nous-même. Nous ouvre les yeux sur notre quotidien, évite que l’on aille droit dans le mur. Ce n’est pas une excuse : j’ai la conviction qu’il faut parfois prendre un risque, que l’on sait très vite au fond de soi qui est fait pour nous, et dans ce cas-là, il faut avoir des couilles (une denrée rare de nos jours ;-)) et aller de l’avant avant de passer par la case adultère. Pas d’amour, ni de passion, ni de bonheur sans se mettre un peu en danger.

Ce que je retire de mon aprèm ciné : un article, quelques larmes et la conviction que quand on trompe, on se trompe soi-même avant tout et que peu importe le contexte, tous les acteurs sans exception souffrent à un moment ou un autre de cette situation. Pour le meilleur ou pour le pire.

mardi 22 février 2011

I had a dream...


Les rêves ont-ils une signification ? Je rectifie : les rêves érotiques ont-ils une signification ?
Et qu’en est-il si l’amant en question se trouve être… un collègue ? Et que c’était bien dans mon souvenir ? Et qu’au-delà de la dimension sexuelle, nous formions un « couple » !!!
Chaud, en effet, d’autant plus que je ne travaille pas particulièrement avec lui et qu’il n’est pas forcément séduisant. Très gentil certes, mais il y a un gap.
Enfin, ce n’est pas grave ; ce n’est pas la première fois et sans doute pas la dernière. Je me sens juste un peu mal à l’aise aujourd’hui.

Cette réaction nocturne imprévisible est peut-être due :

- A l’effet « X », qui me turlupine toujours un peu même si par la force des choses (un nouveau client, donc beaucoup plus de travail) j’ai moins de temps à consacrer à mes rêveries de midinette en mal d’amour. Notre dernier échange : nous nous verrons de toute façon à l’anniversaire d’un ami commun. Wait and see. D’ici là, je fais la fille overbookée, pas de relance, je ne veux pas montrer mon impatience.

- Ou peut-être à Big, qui continue à me demander régulièrement via mail ou Facebook si je suis « toujours vivante ». Dans l’absolu oui, mais pour toi non mon coco. Oublie-moi.

- Ou peut-être encore à T., mon ex, qui est aussi depuis peu… mon voisin ! Puisqu’il s’est fait larguer par la fille pour laquelle il m’a quittée, il est retourné illico presto chez papa-maman. Inutile de vous dire que c’est le genre de nouvelle qui vous arrache bien plus qu’un sourire. Comme quoi la vie nous joue bien des tours.

- Ou à Top Chef ? A voir avec quelles précautions ils manient des choux, la lotte ou les champignons (entre autres exemples), avec tellement d’amour et de respect, ça m’émeut. Ou ça m’excite ? Je ne suis plus sûre de rien depuis la nuit dernière…

lundi 14 février 2011

Si Valentin était vraiment un Saint…


Bridget va vous étonner… Aujourd’hui, jour de la sacro-sainte Valentin, point de message de célib frustrée. Non, non, non. Je prends sur moi ;-)

Cette St Valentin, j’ai décidé de la dédier – et beaucoup se reconnaîtront - :
- A celles et ceux qui viennent de se rencontrer et qui vivent de jolis moments ensemble.
- A celles et ceux qui ont déjà partagé bien des St Valentin, mais qui continuent à s’aimer.
- A celles et ceux qui s’aiment en secret, sans pouvoir laisser éclater leurs sentiments au grand jour, la faute à la « situation », aux « circonstances » de la vie.
- A celles et ceux qui vont en profiter pour se déclarer. Qui oseront prendre un risque. Après tout, c’est la journée idéale pour ça, non ?
- A celles et ceux qui comme moi, seront seul(e)s ce soir. A rêver à des St Valentin plus… romantiques !

C’est bien vrai ça, merde alors ! Si Valentin était vraiment un Saint :
- Il n’y aurait pas de sextoys dans le tiroir de ma table de chevet.
- J’aurais depuis longtemps étrenné les nuisettes sexy qui croupissent au fin fond de mon placard.
- Ma boîte de préservatifs ne serait pas à la limite de la date de péremption.
- Je ne passerais pas la soirée devant Top Chef.
- Je ne partagerais pas mon lit avec une bouillotte Monoprix.
- Mes rêves & fantasmes deviendraient réalité.
- Je recevrais un splendide bouquet de roses avec une petite carte d’amour de X.
- Vous n’auriez pas à lire ce foutu article parce que j’aurais bien mieux à faire !!! :-)

dimanche 13 février 2011

« La vie est trop courte pour perdre du temps ! »

« Écris lui... Fais ce que tu as envie ! La vie est trop courte pour perdre du temps !». Du haut de ses 24 ans, Juliette m’a convaincue : il fallait que j’écoute mon cœur et que je me lance. J’ai fait court, en tentant le tout pour le tout. Sans forcément y croire, mais je me disais qu’il ne fallait rien regretter.
Mes efforts ont pourtant été rapidement récompensés puisque X a répondu dans la foulée, en me tendant ce que j’imaginais être quelques perches plus ou moins évidentes. Etait-ce la réalité ou le reflet de ce que j’avais envie d’y lire ? Là est la question.
Pas démontée Bridget, puisque j’étais bien lancée, je suis allée au bout de moi-même et lui ai proposé… d’aller voir un film. J’ai beaucoup hésité avant de l’envoyer ce message. C’est toujours plus dur quand on sait qu’on a beaucoup à perdre. Et en même temps… je devais savoir, tenter le coup pour ne pas rester sur cette impression d’échanges volés qui finalement, bien que très agréables, restaient trop flous. Et puis merde, comme si c’était facile de perdre du jour au lendemain son plus gros défaut : cette maudite impatience qui me caractérise.
Je clos donc mon dernier envoi par : « Ma question bonus : si tu ne l'as pas vu non plus, on pourrait peut-être y aller ensemble ? ».
Je tremble. J’envoie. Je doute. Je regrette. Je prie. Je relis. Je guette.
En fin de journée, une réponse. Je brûle d’impatience de savoir et en même temps je flippe. Bien sûr, ce serait mentir que de ne pas l’admettre. Ce fut court : il a du mal à répondre à brûle-pourpoint, a besoin d’un peu de temps. J’aurai donc une réponse le lendemain.
Inutile de vous dire que j’ai regardé mon iPhone à peu près toutes les 4 minutes. Dieu merci, j’avais du boulot ! Autrement, c’eût été invivable. Une journée en enfer. Quand on n’aime clairement pas attendre, je vous laisse imaginer la torture…
Ce n’est qu’au moment de quitter le bureau que j’ai pu lire sa réponse. Trop hâtivement semble-t-il. Négative comme je peux l’être dans ces cas-là, je n’y ai vu que le « non » qui s’imposait à moi. Je suis rentrée déprimée, les larmes aux yeux, et ai tenté le suicide au Martini + Ferrero Rochers + Dirty Dancing. Bien sûr, ça ne marche pas.
Ce qui fonctionne toujours en revanche, ce sont les amis. Ceux qui trouvent instantanément les mots justes pour vous ouvrir les yeux, vous confronter à la réalité, vous remonter le moral.
Vous aimeriez bien savoir ce qui est écrit ? Je ne peux pas vous le dire. Disons simplement que ce n’est pas « non » mais plutôt « non, mais… ».
Et puis pour une fois, j’ai envie de le garder pour moi. Parce que c’est trop beau. Parce que ça fait du bien.
Une chose est sûre : je ne regrette rien. Ce jour-là, il s’est vraiment passé quelque chose. Une rencontre pas comme les autres. Magique.

mardi 8 février 2011

Cachotteries classées X

Bridget vous a fait des cachotteries.
Je voulais garder ce petit épisode de ma vie pour moi, et rien que pour moi, mais je n’en peux plus, il faut que j’écrive ! Il faut que je me libère.
Vous vous souvenez de X ? Le même X de mon article du lundi 31 janvier 2011 intitulé : Mon nouveau credo : « Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage » ?
Eh bien le jour même où je prenais mon plus beau clavier pour déverser mes mots, et donc mes sentiments, il a bien pris la balle au vol et m’a envoyé un mail. En partant sur un sujet anodin (un contact en commun), et une chose en amenant une autre, nous avons échangé quelques mails ma foi bien sympathiques. Aucun sous-entendu, promis, je suis restée très sage, fidèle à ma nouvelle philosophie.
La vérité ? J’étais ravie, je jubilais, j’étais au 7ème ciel. Et comble du bonheur, X ne fait pas de fautes d’orthographe. L’homme parfait ;-) Ses messages sont même drôles et j’ai beaucoup de plaisir à les lire.
Jusque-là, ça farte. Jusque-là. Puisque depuis mercredi dernier – correspondant à mon dernier envoi mail – NO NEWS !
Bien sûr, je ne suis encore qu’aux prémisses de mon apprentissage « Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage » et bien malgré moi, j’ai passé les premiers jours à rafraîchir ma page Facebook toutes les… 15 secondes ?
Rien n’y a fait. Déjà oubliée Bridget ? Ou bien il s’est dit que ça ne menait nulle part et qu’il valait mieux mettre un terme à ces échanges dès maintenant ? (Pour rappel, X n’est pas célibataire…)
Je vais arrêter de psychoter et de décortiquer toutes les idées qui ont pu lui passer par la tête. Le fait est que je bouillonne, et que je suis tiraillée entre 2 envies aujourd’hui :
1. Le relancer. Juste une fois, pour me rappeler à son bon souvenir et espérer une réponse, quelle qu’elle soit. Et si réponse il n’y a pas, je me ferai une raison. En tout état de cause, je serai fixée.
2. Attendre et me persuader que j’ai déjà eu un bien joli cadeau, et que je ne pourrai jamais avoir plus que ça.

vendredi 4 février 2011

Le ventre d’abord. Le cœur ensuite.


Ne supportant plus la douleur que j’endure depuis des semaines, je me décide (enfin) à consulter mon généraliste hier soir. Rappel : j’ai mal au ventre depuis 1 mois, et je vous fais grâce des détails parce que je vous aime bien.
Or, une fois entrée dans son cabinet (miteux au passage), le docteur me pose une question déroutante :
« Vous avez un petit ami ? »

Le temps s’arrête quelques secondes… Juste assez pour que mon cerveau bouillonne :
- Euh, Maman, sors de ce corps !!!
- L’abstinence provoquerait-elle des spasmes intestinaux ?
- Coquin, tu as l’âge de mon père… Et le bide de Depardieu… Alors pas touche !
- Aurais-je une maladie sexuellement transmissible ? (Supposition immédiatement éliminée, à moins que mon sex-toy ait été voir ailleurs. Mais non, il est fidèle, lui.)
- Serais-je enceinte ? (Hum, après tout, il serait temps que quelqu’un prenne la relève : depuis Marie il y a … 2010 ans, l’Immaculée Conception a eu peu de succès.)
- Et si je lui faisais avaler son stéthoscope ?

Je balbutie un stupide : « Non. » Et j’enchaîne, sérieusement inquiète : « Pourquoi ? Ça pourrait jouer ? »
« Oh non », me répond-il, « C’est juste que vous avez déjà eu des problèmes à ce niveau-là. Mais bon, une jolie jeune fille comme vous, y a pas de raison. Ça ne va pas durer. »
Mouais. Pas le sujet du jour cher docteur, soigne-moi je t’en prie. Le ventre d’abord. Le cœur ensuite.

jeudi 3 février 2011

Règlement(s) de compte(s)

Bon alors voilà le topo.
Suite à mon déjeuner avec Big la semaine dernière, j’ai reçu un nombre insolent de mails taquins, qui laissent présager qu’il serait partant. Ou en tout cas que ces retrouvailles l’ont titillé. Un point pour Bridget donc.
Cela étant, un goujat reste un goujat, aucun doute là-dessus. Alors Big a proposé de me présenter un de ses amis. Jusque-là, je pourrais dire que ça part d’une bonne intention, et encore… Pourquoi ne pas me garder au chaud plutôt ? La psychologie masculine me trouble sérieusement. Je dois être trop pragmatique :-)
Ce jeune homme a donc mon adresse mail perso, il s’appelle Romain et n’hésite pas à m’envoyer un mail lundi, qui a dû lui demander beaucoup, beaucoup de travail :
« Bridget ? »
Dans le genre bref, on n’a pas fait mieux. J’applaudis, moi qui suis toujours prolixe…
Aussi je me permets de répondre avec le même aplomb le lendemain :
« Elle-même ». Et toc.
Pourquoi ai-je tardé à répondre ? La réponse est simple : ce mec, je ne le connais pas, et j’ai une petite idée sur le brief qu’il a eu de la part de Big… Je ne me trompe pas semble-t-il.
Voici la réponse que j’ai en effet obtenue hier de ce cher Romain :
« Désolé pour ma réactivité ;mais je vois que tu as mis 1 jours aussi à me répondre...
Bon je pense que Big t’a parlé de moi ; il a fait la même chose, je te rassure.
Je te propose que l’on se voit directement, ce sera + simple. a ta convenance après, tu me diras »
(Volontairement, et dans un souci de respect de ce grand auteur, j’ai souhaité conserver les fautes d’orthographe.)
Bridget prise à son propre jeu. C’est pas joli joli. Je devais sérieusement être bouillante la semaine dernière pour que ça déclenche une telle avalanche de testostérone…
Eh bien je ne l’assume pas. Je suis ridicule.
Je vais être franche et honnête avec vous aujourd’hui parce que j’ai besoin que les choses soient bien claires : NON, JE NE CHERCHE PAS UN MEC POUR UNE NUIT. Ça ne m’a jamais intéressé, ça ne m’intéresse pas et ça ne m’intéressera jamais.
Mon truc à moi ? Plutôt les belles histoires d’amour romantiques comme dans les films… Cela ne m’empêche pas d’aimer jouer et d’avoir en effet laissé traîner des remarques qui pourraient faire penser le contraire.

Résultat :
Romain, jamais, tu m’entends, jamais tu n’auras de réponse à ton mail.
Big, tu as toujours été un connard et tu n’as pas changé. Je te dis donc salut. Une bonne fois pour toutes.

mercredi 2 février 2011

Ma déclaration d’amour


Ma grand-mère paternelle a quelques faiblesses en ce début d’année. Des ennuis de santé, je l’espère passagers et sans gravité. Elle va sur ses 89 ans, ce qui n’est pas rien. Et elle est veuve depuis octobre 2008.
Je sais qu’elle n’est pas éternelle, alors j’en profite à fond. Pendant qu’elle est là. Je me prépare néanmoins psychologiquement au jour où je ne pourrai plus l’appeler - juste comme ça - pour papoter. Elle est bavarde comme pas deux, ce qui me rendait folle quand j’étais petite parce que nos sorties duraient des heures, le temps qu’elle raconte sa vie à d’autres petites vieilles du quartier. Aujourd’hui j’adore ces moments privilégiés où l’on peut parler de tout. Et nos conversations ont beau durer, je suis la première à en être enchantée.

Mamie m’a transmis entre autres l’amour de la lecture et de l’écriture (elle m’écrit chaque semaine), de l’art et de la bonne cuisine française, et je crois qu’elle a même contribué à développer mon intérêt pour un métier commercial en me faisant jouer à la marchande étant petite :-) . Elle est extrêmement curieuse et a une soif d’apprendre qui n’a aucune limite. Elle n’a jamais voyagé mais à travers nous (ma sœur et moi) elle visite des pays dans lesquels elle aurait aimé aller si seulement mon grand-père n’avait pas été aussi frileux. Mamie, c’est un puits de science, je ne sais plus quoi dire si ce n’est qu’elle est simplement géniale. Il y a pourtant tellement à dire. Pour autant, elle n’a jamais été démonstrative : pas de câlins, de ce côté de ma famille on n’aime pas ça. Dommage.
Ma grand-mère c’est aussi une grande dame, dans tous les sens du terme. Elle prend toujours soin d’elle, et ça se voit.

Nous nous sommes énormément rapprochées depuis la séparation avec T. J’imagine que le fait de vieillir pour elle et le fait de prendre conscience de l’importance de ma famille en ce qui me concerne ont aidé à ce rapprochement.
J’aime pouvoir être honnête et franche avec elle. J’aime me confier à elle.

Ce jour où elle nous quittera, je serai forte, extrêmement forte, comme elle l’a toujours été. Mais intérieurement, je serai purement et simplement anéantie.
Je finirai sur cette superbe phrase qu’elle m’a dite il y a très peu de temps et qui montre bien qu’on peut avoir l’esprit ouvert à 88 ans :

« Tu es belle. Tu es intelligente. Tu es indépendante. Profites-en, voyage, vis ta vie, amuse-toi et tu trouveras un homme le moment venu, rien ne presse. Et ce jour-là, fais un contrat de mariage ! » ;-)

mardi 1 février 2011

Lettre ouverte à Stéphane Rotenberg


Stéphane, rien ne va plus.

Quand je t’ai vu arriver hier à l’aéroport d’Orly pour la première épreuve de Top Chef, je me suis retournée sur mon canapé en cuir.
Toi qui étais si fringuant il y a encore 1 an, tu n'es plus que l'ombre de toi-même :
- T-shirt trempé de sueur dans Pékin Express… Et ne me dis pas que vous étiez en Inde, 90% d’humidité et 38°C en moyenne. On ne me la fait pas à moi.
- Les tempes dégarnies, gros problème masculin du reste, de plus en plus rependu chez nos homologues quel que soit leur âge. Mais ce n’est pas une excuse.
- Exit la chemise et le costume qui brille, qui ont tellement participé à ton image de beau gosse.

Mais que se passe-t-il merde Stéphane ??? Tu nous manques à Maman Bridget (big fan de la première heure, secrètement in love with you depuis la première émission de Pékin).

Ouf. Voici la seconde partie de l’émission d’hier, et je te retrouve enfin. Le retour du costume noir et de la chemise assortie. C’est mieux ! Chemise ouverte, chaîne en or qui brille ?! Pas loin. Le cheveu nickel. Tout ça pour la girafe blonde chevelue next to you? T'as raison les blondes y a rien de tel.

Cherchez Bridget

Ma photo
Je suis une femme. Et ouais, plus de « Hé Mademoiselle » qui traîne : à 30 ans, je suis passée du côté obscur de la force. Je suis blonde. Oui, oui, une vraie, à l’état naturel. Avec tout ce que ça comporte comme préjugés. Ma meilleure défense et en même temps mon meilleur plan d’attaque : le classique : « hum, c’est mon côté blonde », valable en toutes circonstances, avec en option le doigt sur la bouche pour le côté naïve-coquine-irrésistible. Pour le meilleur et pour le pire. Parce qu’il faut souffrir pour être blonde, ça se travaille et ça s’entretient Madame, j’vous le dis moi. Je suis célibataire. Un peu. Souvent. De façon récurrente. TOUJOURS. TOUT LE TEMPS ! Ok, ok, je suis un cas désespéré. Je suis drôle bien sûr. Et j’assume. BREF, JE SUIS BRIDGET ! Quand j’ai commencé à écrire ce blog, j’avais simplement envie de partager mes mots et mes maux, comme une thérapie. Maintenant, c’est BEAUCOUP plus que ça : c’est mon petit coin de paradis, c’est mon grand plaisir, c’est ma fierté. Alors « come on in » : ris, pleure, râle, aime-moi, insulte-moi, mais surtout, surtout : amuse-toi autant que moi !!!