mercredi 9 décembre 2009

Dans l’avion, avant le décollage, le même jour à 9H33

Au secours ! Je viens d’embarquer et on se tape une classe de petites poufiasses boutonneuses fans de Twilight (No comment !!!). Je suis assise depuis 2 minutes et ça piaille déjà. Insupportable. Dieu merci, j’ai mon I-Pod et surtout une boîte de petites pilules magiques supposées m’assommer pour les 10 heures à venir.
PS : Et si je tentais un topless pour passer en classe business ?

CDG, Terminal 2, le 21 novembre 2009 à 8H18

Ça fait déjà plus d’une heure que je suis là. Pour le moment, tout va bien : Papa m’a déposée juste devant le comptoir d’American Airlines, et il n’y avait personne. J’ai été enregistrée par un jeune homme absolument charmant à qui j’ai proposé de ramener une petite bouteille de Curacao (je ne lâche rien). Je profite d’être pratiquement la seule ici pour faire les boutiques et m’enfiler un petit café crème devant les pistes de décollage.

vendredi 27 novembre 2009

En direct live de Curacao !

Chères lectrices, Chers lecteurs,
Vous devez vous demander pourquoi tant de silence à l`autre bout du blog : à vrai dire, votre blondinette prèfèrèe se la coule douce aux Caraibes...
Je n`oublie pas pour autant de noircir des pages et des pages de journal, pour que vous ayez de quoi vous règaler à mon retour...
Bridget

jeudi 12 novembre 2009

Métro parisien. Instant volé.

22H37, Ligne 1

Lumières blafardes, sans mon bouquin, oublié au boulot.
Une jeune fille devant moi découpe des photos de son amoureux et d’elle. Son arme ? Des ciseaux d’école fluo. Elle doit avoir 15 ans max. On croit encore à l’amour à cet âge-là. Je voudrais lui dire de se méfier, mais j’aurais l’air d’une vieille fille aigrie (ce que je suis ???).
En diagonale à ma droite, un footeux, les crampons encore aux pieds. Quelques herbes y sont accrochées, vestiges de ses exploits sportifs, tacles, tirs et autres corners. Il a l’air bien musclé d’ailleurs sous son maillot. Ah, j’ai toujours aimé les footeux ;-). Il y a son nom derrière son maillot… Thomas ! Euh, ben non, finalement, je passe mon tour.

mardi 10 novembre 2009

28 ans, l’âge de raison ?

Ça y est, j’ai 28 ans. Depuis quelques jours. Et alors me direz-vous ? Et bien à 28 ans, j’ai (enfin) décidé de m’assumer :


> Oui je ressemble à un petit bichon dès qu’il pleut 3 gouttes.

> Oui, quand j’enfile ma doudoune on dirait un mini-saucisson sur pieds (mais au moins j’ai chaud).

> Oui je fantasme sur Robert Pattinson et j’allume des mecs de 19 ans sur Adopteunmec (ils pourraient m’appeler Madame, ce serait excitant, non ?)

> Oui j’ai déjà des habitudes de vieille fille et je passe 3 heures dans la salle de bain, matin et soir.

> Oui j’ai un vibro dans le tiroir de ma table de chevet (7 heures d’autonomie et un excellent rapport qualité/prix).

> Oui mes 2 heures de gym suédoise hebdomadaires n’ont pas les effets physiques escomptés, mais j’en profite pour libérer mon esprit.

> Oui je me fais volontiers une petite verveine avant un gros dodo (+ 2 carrés de Milka choco-swing les soirs de fête, c’est-à-dire tous les soirs ;-)).

> Oui je ris comme une dinde.

> Oui, j’ai investi dans des nuisettes affriolantes qui ne sont jamais sorties du placard.


Je vais vous dire : tout ça (et plus encore) c’est moi. C’est un tout.

Ça vous plaît ? Tant mieux... Ça ne vous plaît pas, tant pis !

J’ai surtout décidé qu’aujourd’hui, je ne changerai pas.

Je me sens bien, je suis HEUREUSE.

Finalement, vieillir, c’est bien : on apprend à s’aimer.

lundi 9 novembre 2009

Contre toi

Le métro a le vertige. Il vacille. Il tangue. Il bouscule.
Je me retiens comme je peux à cette immonde barre d’acier. Elle est ma planche de salut, mon rempart pour ne pas m’appuyer contre son corps.
Il est pourtant là, si près que je suis à 2 doigts d’étouffer. Il me parle mais je n’arrive pas à me concentrer. Son odeur. Ses mains. Ses yeux. Ses lèvres. Je suis dans un monde parallèle, suspendue à cette barre, suspendue à lui.
Tuileries.
Il me prend par la taille et m’attire contre lui. Le métro est bondé et pour une fois, j’en suis ravie. Je voudrais rester là des heures. Son regard planté dans le mien, sa main autour de ma taille, sa bouche qui m’embrasse.
Concorde.
« Tu es très belle » : 4 mots, c’est tout ce dont je me souviens. Il descend.
Mon cœur s’arrête. Mon rêve aussi.

mardi 29 septembre 2009

Brève de comptoir

Albert est derrière le comptoir, comme tous les matins. À vrai dire, il n’en sort pas beaucoup : ce bar, c’est sa vie.

Albert a 70 ans. Grand et efflanqué, il a l’air d’un animal errant et son regard témoigne des souffrances de son passé. Il n’est pas très bavard Albert.

C’est pour cette raison qu’il a son petit cercle d’habitués. Des piliers de comptoir, qui n’ont pas non plus été épargnés par la vie, et qui aiment confronter leur solitude.

Il y a Paul, le gros nounours, plus de pilosité sur ses grandes paluches que sur son crâne d’œuf. Il se dégage de son corps adipeux une odeur de transpiration rance et parfois franchement désagréable, mais il ne ferait pas de mal à une mouche. Le nez dans son demi, il attend là que les heures défilent avant de rentrer chez lui se gaver d’acides gras trans devant le Juste prix.

Il y a Françoise aussi, la belle Françoise. Enfin belle, elle l’a été, sans doute. Il y a de la poésie en elle. Ses yeux bleus malicieux se tournent inlassablement vers Albert : ils partagent un secret, un grand moment d’intimité que personne ici ne peut soupçonner. Un secret qu’ils emporteront dans leurs tombes.

Et enfin, il y a Jojo. Pas bien bavard Jojo. On ne sait rien de lui à part qu’il fume Gitane sur Gitane, à l’ancienne. Il est à deux doigts de cracher ses poumons à chaque fois qu’il tousse, ce qui n’est pas bon pour le business en pleine pandémie grippale… Albert passe l’éponge, l’argent ce n’est plus sa priorité.


Feignant d’être absorbée par mon petit noir, je regarde ce monde autour de moi comme figé : je me demande s’ils peuvent lire en moi comme moi je peux déceler leur détresse.

Cherchez Bridget

Ma photo
Je suis une femme. Et ouais, plus de « Hé Mademoiselle » qui traîne : à 30 ans, je suis passée du côté obscur de la force. Je suis blonde. Oui, oui, une vraie, à l’état naturel. Avec tout ce que ça comporte comme préjugés. Ma meilleure défense et en même temps mon meilleur plan d’attaque : le classique : « hum, c’est mon côté blonde », valable en toutes circonstances, avec en option le doigt sur la bouche pour le côté naïve-coquine-irrésistible. Pour le meilleur et pour le pire. Parce qu’il faut souffrir pour être blonde, ça se travaille et ça s’entretient Madame, j’vous le dis moi. Je suis célibataire. Un peu. Souvent. De façon récurrente. TOUJOURS. TOUT LE TEMPS ! Ok, ok, je suis un cas désespéré. Je suis drôle bien sûr. Et j’assume. BREF, JE SUIS BRIDGET ! Quand j’ai commencé à écrire ce blog, j’avais simplement envie de partager mes mots et mes maux, comme une thérapie. Maintenant, c’est BEAUCOUP plus que ça : c’est mon petit coin de paradis, c’est mon grand plaisir, c’est ma fierté. Alors « come on in » : ris, pleure, râle, aime-moi, insulte-moi, mais surtout, surtout : amuse-toi autant que moi !!!