lundi 23 mai 2011

Dimanche 27 mars 2011

Ce matin, nous partons entre filles profiter du marché de Matakana, que M nous vend très bien. Ah oui, sauf que le marché… ben c’est le samedi en fait ! Dommage. Mais nous ne sommes pas du genre à nous laisser abattre par ce genre de revirement de situation et nous visitons les petites boutiques du centre avant de s’offrir un bon petit cappuccino en terrasse.
Il y a malgré tout une animation bien sympa : un décor champêtre, un groupe de musique, et des producteurs locaux. C’est un des plus beaux moments de ce voyage : cette atmosphère très particulière, le fait d’être avec mes deux meilleures amies, la sensation de partager quelque chose d’indéfinissable, au-delà des mots, et hop, je me mets à pleurer. Je ne suis pas triste pour autant, je me sens bien là, avec elles, à l’autre bout du monde.

Une fois rejointes par JB (qui surfait avec un pote), nous nous baladons à Omaha beach puis Takapena beach. La mission : prendre des photos de nos en train de sauter. Pas mal pour mes amies, je me contenterai pour ma part de petits sauts bien minables (J’ajoute que je suis aussi beaucoup plus petite qu’elles. Je dis ça, je dis rien.).
Avant de quitter Takapena, impossible de passer à côté de LA photo sur le banc face à la plage.


dimanche 22 mai 2011

Samedi 26 mars 2011

La nuit fut bonne. Enfin, surtout pour moi : j’ai en effet bavé, transpiré, ronflé… la super classe. Je plains cette pauvre Aurél !
Le temps ne sera décidément pas de la partie ce week-end, et le réveil pluvieux ne fait que confirmer cette tendance. Nous privilégions donc les visites de lieux couverts, à commencer par l’aquarium d’Auckland, qui bénéficie d’un bon plan marketing (les affiches font bien envie), mais qui est très décevant. Tant pis, on se rattrape en mangeant un morceau à Mount Eden, dans le délicieux Circus, avec le meilleur carrot cake de tous les temps. Pour digérer, nous faisons un petit tour (entre les gouttes) dans la rue commerçante de ce quartier très sympa. Avec un coup de cœur pour un bookshop trop mignon, comme je les aime, avec une ambiance cosy, une jolie sélection de livres et un chat qui ronronne sur le comptoir.
À cela s’ajoute une boutique de souvenirs dans la CBD (centre-ville d’Auckland) où les kiwis et moutons sont déclinés à l’infini avec plus ou moins de bon goût. Inutile de vous dire que j’ai dépensé sans compter, et que ces cadeaux sont surtout… pour moi ! Et oui, les vacances, c’est aussi et surtout pour se faire plaisir. Na.
La journée s’achève au supermarché, où je m’extasie devant les packs néo-zélandais. Mes amis en profitent pour se foutre de moi et de mes « c’est super » lâchés devant les linéaires.
Notre dîner se révélera être typique puisque nous goûtons aux moules géantes, l’une des spécialités de l’île. Et bien c’est très bon. Arrosé d’un petit blanc bien frais, ça passe tout seul. Puis JB nous quitte et nous passons une soirée filles à papoter. Et papoter. Et papoter encore.

samedi 21 mai 2011

Vendredi 25 mars 2011


Inutile de vous dire que la nuit fut mauvaise : le cocktail alcool + orgie de bouffe + ce vent qui a carrément secoué le van (c’est dire la violence des rafales) nous a été fatal.
Mais rien ne démonte les deux voyageuses que nous sommes, alors direction le centre-ville pour un petit-déj copieux en terrasse (je sais, nous passons notre temps à nous gaver) puis nous reprenons la route vers Thames puis Auckland. Il n’y a rien à voir pratiquement jusqu’à notre destination finale, si ce n’est que la route au bord de la mer est tout de même très jolie. Pas de chance pour nous, le temps n’est pas de la partie, et nous arrivons à Auckland sous des trombes d’eau.
Comme il est tôt, nous repérons dans le guide 2 villes à proximité qui a priori ont de l’intérêt. Nous fonçons, mais voilà le topo : d’abord, la route est extrêmement étroite et sinueuse jusqu’à Titirangi. Nous déjeunons au resto «Elevation » dont la terrasse surplombe les environs. Bien que le serveur soit absolument charmant (ses yeux brillent quand nous lui racontons que nous dormons toutes les deux dans notre van, tu m’étonnes :-)) nous ne verrons rien ! La brume et la pluie nous gâchent notre halte.
Qu’importe, nous reprenons la route pour Piha, cette superbe plage de sable noir, repère de surfeurs, avec son énorme rocher au milieu de la plage. Avec ce temps, Piha a quelque chose de mystérieux, voire pratiquement de mystique, qui fait tout son attrait.
Malgré tout, la journée nous a semblé longue et nous sommes bien contentes de retrouver M et JB pour une soirée entre amis.

mardi 17 mai 2011

Ah oui, et « the place to drink » aussi ! Je garde un souvenir ému de cette bouteille de Sauvignon blanc bien frais que nous nous sifflons l’air de rien.
Je bave devant mon agneau (cuisson parfaite, tendre et savoureux) alors qu’Aurél bave devant le serveur (cuisse parfaite, aimable et attentionné).
En effet, ce soir, l’élu s’appelle Mark, et bien qu’il nous serve en short ( !) il a le sourire et toujours un petit mot gentil. Aurél n’en peut plus de ses manières, elle craque (l’alcool aidant), moi je doute surtout de son hétérosexualité… Ce qui ne m’empêche pas de lui dire que l’agneau était « orgasmic ».
Bref. Il y a en tout cas un point sur lequel nous sommes toutes les deux franchement d’accord : Mark et moi-même avons un point en commun. Et pas des moindres. Oui, nous sommes frère et sœur… de cheveux ! Mêmes bouclettes blondes, la ressemblance est saisissante et je ne sais toujours pas si je dois bien le prendre. Qu’importe ! Aurél ne lâche pas l’affaire et décide d’immortaliser l’instant en prenant une photo de nous. Très drôle.
Tout nous fait rire, nous sommes bel et bien bourrées, nous devons notre plus gros fou rire du soir à la rédaction des cartes postales, quand j’écris à mes parents en mettant trois « L » à « villle ». Ouf, j’avais acheté une carte en rab (prémonition?).
Nous rentrons au camping… ben… torchées… mais tellement heureuses de vivre tout ça ensemble ! Vivement demain qu’on remette ça !


La page idyllique se referme-t-elle après Cathedral Cove ? Certainement pas, puisque nous commençons une autre balade, et Aurél a la super idée de repérer la plage de Hahei Beach où nous pourrions pique-niquer. Ni une, ni deux, nous y voilà pour profiter de la vue splendide et avoir la chance de grignoter face à la mer. Royal. Nous partons pour une marche digestive mais nous avons bien du mal à lutter contre le vent.
C’est le signe que nous devons retourner au van et reprendre la route direction Coromandel Town, route qui se révélera être très chiante à cause des nombreux virages. Puis nous atteignons notre destination pour la nuit et je tombe instantanément amoureuse de cette petite ville que je trouve charmante.
C’est d’ailleurs dans la rue commerçante, principal lieu d’attraction, qu’Aurél oublie son gilet dans une boutique. Le temps de réaliser, et la gérante a fermé les lieux ! Le restaurant d’à côté nous donne le « tip » du jour : elle ouvre à 9H le matin, alors nous y serons pour récupérer le précieux bien dès demain.
Sur ces entre faits, nous passons par la case achat de cartes postales et camping avant d’aller dîner au Pepper Tree, qui semble être « the place to eat » ici.




Et ce n’est qu’un début. En effet, le point d’orgue de cette journée sera notre balade à Cathedral Cove, cette plage que les guides de la Nouvelle-Zélande ne cessent de mettre en avant. Celle qu’il ne faudrait pas louper. Alors malgré un chemin un peu difficile, parfois les pieds dans la boue, malgré une descente périlleuse le long de la paroi, tenue par une corde (pour cause de destruction du petit escalier pourtant si pratique), et malgré le soleil qui nous pique la peau, nous donnons tout.
Le jeu en vaut la chandelle : l’arrivée sur la plage est tout simplement fabuleuse. Il y a un rocher en plein milieu de l’eau, à quelques mètres du rivage. L’eau est assez agitée, et nous sommes très peu nombreux à avoir tenté le track ce matin. Nous pouvons donc profiter pleinement de ce havre de paix, de sa douche naturelle, et du tunnel formé dans la roche. Je suis littéralement sous le charme. Cet endroit me ressource, il y a comme une impression de bien-être, cette idée que rien n’est grave, qu’il faut relativiser les choses. Sans parler de la prise de conscience de la beauté de la nature. De ce que la terre nous offre et dont nous devons prendre soin parce que c’est un trésor.
Le temps se fige, et pourtant, nous ne pouvons pas rester ici éternellement : il est temps de remonter via le chemin boueux de l’aller. Et là, ça se corse : agrippée à une corde, en équilibre précaire, je suis en fait morte de trouille et je réalise que si, je vais peut-être crever ici… parce que je ne pourrai jamais remonter ! Ouf, un couple s’en mêle, et pendant qu’elle se fout de ma gueule ( !), le monsieur gentleman (mais laid, y a pas de justice dans ce bas monde) me prête sa main. Sympa, je le remercie chaleureusement. Quant à elle, je la retiens et je savoure ma vengeance quelques mètres plus loin elle se retrouve en grand écart, pas plus fière que moi quelques minutes plus tôt. Et toc.

lundi 9 mai 2011

Jeudi 24 mars 2011




Nous nous levons tôt en ce jeudi 24 mars 2011. Peu motivées en revanche. Voire pas motivées du tout. La tête dans le cul, nous nous faisons quelques toasts alors que la famille asiatique en face de nous nous fait saliver avec une omelette, des tartines, de nombreuses boissons, bref, un king-size breakfast à 7 (3 générations) autour de la table.
Direction la plage de Hot Water Beach pour creuser dans le sable avec nos pelles. Sauf que des pelles… eh bien nous n’en avons pas ! Alors nous attendons sur le parking devant la petite cahute qui nous permettra de louer les précieux objets. Tout cela semble parfait mais… pour le moment la cahute est tout bêtement fermée. Dommage. Nous en profitons pour nous mettre (difficilement) en maillot de bain. Il faut dire qu’il fait un peu frisquet ce matin. Beau mais frisquet. Dès que le rideau est monté, nous fonçons. Ce n’est manifestement pas notre jour : nous ne pourrons pas accéder à la plage avant… 15H30 au plus tôt puisqu’il faut attendre la marée basse. Nous prenons rapidement notre décision : nous ne tremperons pas nos fesses dans des baignoires de sable ce matin, on a un planning nous ! Nous prenons néanmoins le temps de siroter un cappuccino (excellents en Nouvelle-Zélande) face à la mer. Cela nous permet d’envisager la journée avec sérénité et déjà de superbes images en tête.

Cherchez Bridget

Ma photo
Je suis une femme. Et ouais, plus de « Hé Mademoiselle » qui traîne : à 30 ans, je suis passée du côté obscur de la force. Je suis blonde. Oui, oui, une vraie, à l’état naturel. Avec tout ce que ça comporte comme préjugés. Ma meilleure défense et en même temps mon meilleur plan d’attaque : le classique : « hum, c’est mon côté blonde », valable en toutes circonstances, avec en option le doigt sur la bouche pour le côté naïve-coquine-irrésistible. Pour le meilleur et pour le pire. Parce qu’il faut souffrir pour être blonde, ça se travaille et ça s’entretient Madame, j’vous le dis moi. Je suis célibataire. Un peu. Souvent. De façon récurrente. TOUJOURS. TOUT LE TEMPS ! Ok, ok, je suis un cas désespéré. Je suis drôle bien sûr. Et j’assume. BREF, JE SUIS BRIDGET ! Quand j’ai commencé à écrire ce blog, j’avais simplement envie de partager mes mots et mes maux, comme une thérapie. Maintenant, c’est BEAUCOUP plus que ça : c’est mon petit coin de paradis, c’est mon grand plaisir, c’est ma fierté. Alors « come on in » : ris, pleure, râle, aime-moi, insulte-moi, mais surtout, surtout : amuse-toi autant que moi !!!