lundi 6 juin 2011

Jeudi 31 mars 2011

Quelle nuit ! Les Frenchies ont fait chier toute la nuit, jusqu’à 2 heures du mat tout du moins, heure à laquelle nous avons pu enfin nous reposer. Heure aussi à laquelle mon Iphone s’est mis à vibrer : on essayait de m’appeler !
Aurél, excédée, me lance un « ben puisque maintenant de toute façon je suis réveillée, autant aller boire ». Ah oui, parce qu’en fait, c’était le seul soir depuis notre arrivée que nous n’avons pas d’eau dans le van. Le seul. Je me joins à elle, envie de pisser oblige. Vous imaginez la scène ?? 2H du mat dans un camping à l’autre bout du monde, avec la mini-lampe torche, pour aller boire/pisser ?!
Sur le chemin, j’ai retrouvé la trousse de toilette d’Aurél, qu’elle avait lâchement abandonnée par terre dans l’herbe pour s’allonger regarder les étoiles. J’ironise et « essaie » de détendre l’atmosphère :
- « Au moins ça aura servi à ça. »
- « Ouais enfin je l’aurais aussi retrouvée à 7H. »
OK. Je laisse tomber. Mal de chien à se rendormir.
Réveil difficile, forcément, mais je décide de nous payer un petit-déj au Lago Café face au lac pour me faire pardonner. Une tuerie ! Pas bon pour nos kilos en revanche…

Repues et réconciliées, nous reprenons notre route vers Queenstown, non sans faire une halte à Arrowtown, ville de chercheurs d’or qui semble ne pas avoir changée depuis des lustres. Le petit centre-ville est charmant.
Il fait encore beau à notre arrivée à Queenstown, et nous décidons de monter à la Gondola (téléphérique) pour admirer la vue :
Nous découvrons davantage la ville en redescendant, mais sommes un peu déçues, avant tout parce que nous avons eu un tel coup de cœur pour Wanaka que c’est dur de rivaliser. Ici, shopping ou sensations fortes ; si tu n’aimes ni l’un ni l’autre, ben c’est un peu bof. Ah, mais nous on aime le shopping et… MANGER !!!
Avant ça, mission numéro 1, prendre tout de suite un emplacement au camping (en plein centre-ville) pour être tranquille et tout faire à pied. Et hop, déj rapide (mais fat) au Vudu café en terrasse. Puis shopping, et la sensation étonnante d’avoir le temps : pas de planning ou de stress, on peut se laisser vivre ! On n’a plus l’habitude du tout, ça nous fait tout drôle.
Coup de mou au camping avant de repartir dîner au Surreal : tapas platter et deux verres de pinot gris chacune. Malheureusement déçues par la carte des desserts, on fonce au Starbucks encore ouvert pour un thé et un muffin avant de rentrer au camping pour la nuit, espérons-le plus calme que la précédente.

jeudi 2 juin 2011

Mercredi 30 mars 2011

Debout 8H - grasse mat pour nous ici ! Et hop, ni une ni deux, nous partons pour Wanaka, notre prochaine destination. Géographiquement, cela veut dire que nous faisons en gros marche arrière pour revenir vers Queenstown. Nous aurions dû arriver beaucoup plus tôt, mais le soleil aidant, nous faisons un remake de la veille : nous profitons, prenons notre temps et faisons surtout des stops réguliers pour les photos d’Aurél !
Ce qui nous amène à Wanaka pour un déjeuner tardif en terrasse du Lago Café, face au lac. Nous tombons instantanément amoureuses de cette petite ville paisible. Le lac est bien sûr un atout qui donne toute sa majesté au lieu, et les montagnes qui l’encerclent ajoutent à l’harmonie que nous ressentons.
Nous suivons les recommandations de M et JB et faisons la balade du Mount Iron sous un soleil de plomb. Pour être tout à fait franche… j’en ai chié !!! J’ai trouvé la montée super dure, avec en plus la chaleur et mes problèmes digestifs (liés aux orgies de bouffe que nous faisons depuis notre arrivée), ça n’aide pas ! Enfin, j’arrête de me trouver des excuses, j’ai juste une condition physique de merde, il faut bien l’avouer :-(
Heureusement, le jeu en vaut la chandelle : la vue sur les lacs de Wanaka et d’Hawea est merveilleuse d’en haut.
Retour dans le centre-ville pour faire un peu de shopping et de sitting au bord du lac. On aurait pu y rester des heures. Il fait bon vivre à Wanaka.
Nous prenons possession de notre camping non sans remarquer que nous aurons des frenchies à côté de nous ce soir, et clairement, on s’en passerait bien.
Ce soir, ce sera petit verre de rosé frais en terrasse face au coucher du soleil sur le lac (je vous rassure, oui, nous avons pleinement conscience de la chance que nous avons !) puis dîner au Spice Room. Outre le cadre très cosy, le jeune couple propriétaire du restaurant est adorable, et nous nous régalons avec entre autres les meilleurs cheese naan de notre vie culinaire !

mardi 31 mai 2011



Après 2H30 de fascination absolue, nous reprenons la route en sens inverse pour retourner passer la nuit à Te Anau. Avec le soleil qui s’est clairement installé, notre perception des paysages est complètement modifiée, et nous nous arrêtons toutes les 2 minutes pour nous extasier et accessoirement pour qu’Aurél fasse « LA photo parfaite », et je dois dire avec le recul qu’elle a atteint son objectif à mon avis :
Cette photo a été prise au bord du lac Te Anau : nous avions repéré cet endroit depuis la route, et Aurél a eu la bonne idée de proposer de faire une pause apéro. Nous sommes une fois de plus seules au monde, et je constate avec plaisir que parfois les silences suffisent à exprimer les sentiments les plus profonds. Bien que nous soyons chacune dans nos pensées les plus secrètes, les plus mystérieuses et intimes, nous nous comprenons et partageons le silence comme nous partagerions un fou rire ou des larmes. C’est ça aussi les ami(e)s, pas besoin de se parler pour se comprendre.

Nous savions pertinemment que la journée serait éreintante, raison pour laquelle point de DOC ce soir, nous irons au camping « Mountain View » de Te Anau, qui jouit d’une excellente réputation. Et pour cause ! Il est très joliment aménagé, fleuri et les parties communes sont modernes et extrêmement propres. Bon choix donc.
Mis à part cette surprise de dernière minute : il va falloir faire un créneau avec le van pour se garer sur notre emplacement ! Sympa. Aurél se jette à l’eau… sans succès. Je me lance à mon tour, et finit par y arriver grâce à l’aide précieuse de notre sympathique voisin et d’Aurél, qui poussent la table et les chaises qui font obstacle. Dans ces conditions, hors de question de ressortir en van ce soir ! Nous ne le bougerons plus jusqu’au départ le lendemain matin. Ça tombe bien, le Mountain View est bien placé, et nous gagnons ce centre-ville à pied pour dîner à l’Olive Tree, recommandé par notre guide à juste titre. Il est 20h mais nous sommes les deux dernières clientes du jour, et les serveuses finissent par commencer le ménage alors même que nous dînons !
Au menu : seafood pasta + pancakes pour moi /cheesecake framboise-chocolat pour Aurél + une bouteille de blanc. Je ne peux pas finir tant le repas est copieux, et nous repartons la peau du ventre bien tendue, et un poil bourrées aussi je dois dire...
Pour preuve, nous passons par un parc pour enfants où je me lance dans une petite tournée de balançoire, puis Aurél fait du toboggan… pour digérer. Puis nous nous allongeons par terre dans la nuit noire pour observer les constellations, qui sont impressionnantes ici : j’ai eu la chance de voir une superbe étoile filante, et j’ai donc fait un vœu. De circonstance. Je vous laisse deviner lequel (même si vous le savez déjà, mon vœu n’a pas été exaucé… ça valait le coup de mettre toutes les chances de mon côté malgré tout !)
Le temps est splendide, la luminosité parfaite, toutes les conditions sont réunies pour vivre un moment unique : il pleut en effet en moyenne 320 jours par an et nous avons bien de la chance d’y échapper ! S’ajoutent à cela des paysages indescriptibles, à couper le souffle. Il y a beaucoup de cascades car il a plu il y a peu de temps.
La bateau nous mène juste sous l’une d’entre elles, là encore une grande première pour Aurél et moi, c’est du reste une sensation assez étonnante. Je laisse les images parler à ma place parce que je n’ai pas de mots pour décrire la beauté de cet endroit.

lundi 30 mai 2011

La quête

Je suis intarissable sur mon voyage en Nouvelle-Zélande, j’en ai pleinement conscience.
J’espère néanmoins que vous suivez nos aventures avec plaisir… Mais je décide de faire une pause dans mon récit parce que les évènements l’imposent !


Il est temps en effet de faire le point sur la situation de ces dernières semaines de ma « non-vie » amoureuse :) :


D’abord, X s’est excusé suite à la conversation que nous avons eue. Il a reconnu avoir été maladroit et j’ai été sensible à la fois au fait qu’il m’envoie un mail sincère, et qu’il en profite pour exprimer - clairement cette fois-ci ! - le fond de sa pensée. En substance : il a « du mal à imaginer qu’une fille comme moi ait du mal à trouver quelqu’un de bien ». De ce côté-là, les choses se sont donc bien terminées et je crois que nous aurons plaisir à nous revoir à l’occasion. Je continue malgré tout à ressentir une légère frustration, mais que voulez-vous, il faut passer à autre chose.


Autre chose, oui mais quoi ???


J’ai bien tenté de filer mon numéro à un mec en boîte (un dénommé Julien, 33 ans, à qui j’ai tapé dans l’œil, et qui, lui, voulait surtout se taper Bridget – tout court !) mais il ne m’a jamais rappelée, pour une raison inconnue (Ou plutôt bien connue, il voulait un plan Q. Basta.). A priori, ce n’est pas une grande perte puisque selon Aurél, il était laid. Je ne sais plus trop, le gin avait vraisemblablement fait son effet…


Ben c’est que j’ai pas grand-chose à me mettre sous la dent moi les enfants ! Entre les amis d’amis dont j’ai fait le tour (et le grand… tour), les collègues qui ne cadrent pas du tout dans le profil, c’est mal barré.


Jusqu’à ce dîner pendant lequel une copine propose de me présenter un de ses collègues de travail. Elle nous verrait bien ensemble… J’ai envie de vous dire : qui ne tente rien n’a rien. Je vois une ou deux photos de loin, elle lui donne mon adresse mail, et hop, nous voilà partis pour un verre en terrasse.


Ce qui est drôle (si je puis dire !) dans le blind date, c’est la rencontre. Le moment où tu découvres physiquement la personne avec qui tu vas partager quelques heures. Dans mon métier, on dit qu’il faut 20 secondes pour se faire une idée. Et pas de bol, je suis la première arrivée sur les lieux, ce qui me laisse de nombreuses fois 20 secondes avant de l’apercevoir ! En attendant, j’ai vu passer quelques spécimens : des mecs mignons (je me disais pourvu que ce soit lui…) mais aussi des cohortes de laiderons.


Et puis le voilà qui débarque, et bim ! Bonne pioche.

Pas facile d’entrée de jeu quand on me connaît mais je le trouve bien mignon ce petit gars. Je suis soulagée, et nous enchaînons pour deux heures ensemble, à apprendre à se connaître.

Ce que je découvre ? Il est fan de voile (j’ai une image de lui en ciré jaune et chaussures bateau, que je tente désespérément d’effacer), a passé son enfance à voyager (Etats-Unis, Japon), a travaillé à Londres avant de s’installer il y a un an et demi à Paris (40m² à Invalides !). Il est dans la finance (je ne vous donnerai pas plus de détails, c’est toujours un peu nébuleux pour moi et je ne voudrais pas dire de bêtises).

Cerise sur le gâteau : il paie les verres avec une carte Black (so ostentatoire, et so sexy en même temps !)…
Bref, du haut niveau le mec. On passe un bon moment, mais je sens bien qu’il n’adhère pas autant que moi. Et ses derniers mots de la soirée me le confirment : « Bon ben c’était bien sympa. Salut. ».

Gloups, je ravale ma salive, moi qui m’apprêtais à lancer la perche pour un second rendez-vous. A défaut de faire de la voile, je bois la tasse !


Tant pis, la copine entremetteuse me propose un débrief le lendemain. Que j’attends. Longtemps (toujours ce gros problème d’impatience). Et que j’aurais finalement préféré ne pas avoir.

Il n’est pas contre le fait de me revoir (devrais-je dire youpi ?) mais m’a trouvée « lisse » ( !!!), « cérébrale » et « intello » (je sais Messieurs, une fille qui sait lire ça peut paraître très déstabilisant). Et justifiant trop le fait d’avoir une vie sociale malgré mon célibat( !).
Mais mignonne et sympa (ah ben quand même, je ne peux pas avoir que des tares non plus !).


Merde alors : moi qui pensais ne pas être assez « high-level » pour lui, je suis scotchée. Mais revenons sur le fameux : « lisse ». Pour moi qui aime les mots, qui remercie même parfois le ciel de m’avoir fait naître en France, où la langue est si riche, où le vocabulaire à disposition est si complet qu’il y a parfois une multitude de choix pour s’exprimer… je déprime.

Et pour cause, je me rue vers Le Petit Larousse pour avoir une confirmation : non, ce n’est pas un compliment. « Lisse : Qui n’offre pas d’aspérités, uni et poli ». Bon bon bon.


Je le prends bien ? Non ! Je ne le prends pas bien. D’abord, j’ai beau avoir parfois du mal à prendre du recul, je pense que c’est le dernier adjectif que les gens qui me connaissent (même très peu) utiliseraient pour me qualifier. Au-delà de ça, deux heures suffisent-elles à pouvoir juger les gens ? Et la présomption d’innocence cher ami ? (Pourtant tellement d’actualité !)

Je voudrais ne pas être atteinte, mais je ne le peux pas. Je finis la soirée en larme avec cette sensation qui ne me quitte pas : il y a toujours un truc qui fait que ça ne marche pas. Trop ci, trop ça. Pas assez ci, pas assez ça. Quoi que je fasse, quoi que je dise, je ne sais pas si je trouverai un jour un homme qui m’aimera comme je suis. Ni plus ni moins. Qui acceptera Bridget avec tous ses défauts, et avec ses qualités.


Je décide (inutilement) de ne pas rester obnubilée par le retour et de garder en tête le meilleur : il va me revoir. Une seconde chance pour Bridget ? L’occasion de lui démontrer qui je suis vraiment ? De sortir mes cache-tétons roses à paillettes pour casser le côté trop lisse ??? Et bien non, je n’aurai pas cette possibilité parce que voici la réponse que j’obtiens à ma proposition de rendez-vous bis :

(…)
J'ai également apprécié mardi soir, je t'ai trouvé très enjouée. Cependant je pense qu'il manque quelques ingrédients et épices pour que nous apprécions tous les deux la recette.
Je dirais donc que c'est le 3ème point: chimie qu'il me manque. Ne m'en veux pas, c'est parfois comme ça.
Bises,

Un ami me dit – à juste titre et pour me réconforter – qu’il faut que j’arrête ma quête de l’homme de mes rêves. Je ne sais pas si c’est une quête, mais ce n’est certainement pas une promenade de santé !

samedi 28 mai 2011

Mardi 29 mars 2011

Une fois de plus, étant arrivées de nuit, nous n’avons réalisé qu’au petit matin que nous avions passé la nuit au bord du lac de Te Anau. Se brosser les dents face au lac, avec en guise de réveil un joli arc-en-ciel, ça n’a pas de prix, croyez-moi. Le temps va-t-il nous épargner aujourd’hui ? Nous croisons les doigts parce que la luminosité a une véritable incidence sur la perception des paysages ici. Nous entamons la route des Milford Sound avec un objectif clair : ne rien louper des points d’arrêt proposés par les guides. Le premier stop sera le Lake Mistletoe, balade ma foi bien décevante.
Le prochain point d’intérêt ? Les Mirror Lakes, dans lesquels les montagnes se reflètent. Magique.
Troisième arrêt à Lake Gunn, un autre DOC le long du lac. Il est superbe, d’autant plus que le temps de lève au fur et à mesure, ce qui ne gâche rien et nous laisse de l’espoir sur le déroulement de cette journée.
Une autre pause à Hollyford Valley Lookout, avec une vue encore un peu bouchée malheureusement, mais qui donne un côté mystique.
Et une autre encore à The Chasm, courte balade au milieu des grandes fougères (emblème de la Nouvelle-Zélande) et des cascades qui finissent leur course au milieu d’énormes rochers.
Tout ça pour vous dire que la route entre Te Anau et Milford Sound est incroyable. Une fois arrivées à destination (le timing est parfaitement respecté !) nous déjeunons rapidement dans le seul attrape-touristes… Une fortune pour rien, mais une belle anecdote à vous raconter : nous n’avions pas bien compris le mode de fonctionnement du self, et comme il n’y avait personne pour servir, nous sommes passées derrière le comptoir pour nous en occuper nous-mêmes. La honte : les gens prenaient juste leur temps pour venir s’occuper de nous ! Ils se sont bien foutus de nous !
Profil bas donc, jusqu’au moment de rejoindre notre bateau pour la fameuse croisière sur les fjords . Surprise de taille : nous ne serons que 6 personnes en tout ! Le kif.

jeudi 26 mai 2011

Lundi 28 mars 2011

Nous entamons déjà notre seconde semaine en Nouvelle-Zélande, et symbole du jour : nous rendons ce matin notre premier van à l’aéroport. Petit pincement au cœur, mais aussi soulagement puisque l’employée d’Explore More ne se rend pas compte qu’Aurél a cassé le coffre… Ouf. En attendant notre vol intérieur vers Queenstown, nous bavons devant les sushis, wraps, et autres plateaux-repas alors que notre petit sandwich nous attend sagement dans notre sac.À noter : la vue d’avion est superbe sur ce qu’on appelle les Alpes néo-zélandaises, et comme M et JB nous avaient prévenues, nous avions choisi nos sièges côté hublot, organisées que nous sommes.
Pas de temps à perdre à l’arrivée, comme toujours, notre emploi du temps est serré, et nous prenons au plus vite notre nouveau van, le fameux Back Packer. Pas de problème à première vue puisque ce n’est pas notre coup d’essai. À première vue seulement ! En effet, panique à bord quand nous constatons que la conduite sera cette fois manuelle, et que le levier de vitesse se trouve du coup… à gauche ! Je me jette à l’eau et affronte quelques calages avant de prendre une bonne fois pour toutes la route vers Te Anau.
Notre objectif : arriver le plus tôt possible pour réserver la croisière sur les fjords que nous souhaitons faire le lendemain. Nous avons déjà choisi la compagnie et le type de bateau, et devons prendre en compte les horaires à la néo-zélandaise : fermeture 17H ! Peu de répit et de pause sur la route, nous ne nous arrêtons qu’une seule fois, pour acheter des bouteilles d’eau. C’est d’ailleurs en sortant de la petite échoppe que je vois Aurél dans ses pensées foncer vers… un grand panneau publicitaire ! Je crie, elle flippe, s’arrête net, et je la crois sauvée alors qu’elle glisse en arrière, de tout son long et de tout son poids… sur les fesses ! Une fois assurée qu’elle va bien, nous vivons un des plus grands fous rires de ces deux semaines.
Mission accomplie : nous arrivons à Te Anau en temps et en heure, achetons nos places pour Milford Sound et profitons même de ce répit pour faire le lit pendant qu’il fait encore jour. Il fallait le voir pour le croire : le van garé en plein centre-ville, toutes portes ouvertes, avec Aurél qui pulvérise toutes les fenêtres d’ « insect repelant » (les moustiques et autres insectes volants attaquent dans la région). Comique.
Avant de dîner, nous nous octroyons un petit tour le long du très grand lac de Te Anau (un des plus grands de Nouvelle-Zélande) :

puis rejoignons un restaurant… que nous quittons juste après l’apéro parce que c’est sale (verres pas lavés ?) et pas très bon. Ce sera donc pizzeria finalement, et nous ne regrettons pas ce changement puisque nous nous régalons à « La Toscana » (108 Town Centre – Te Anau).
Ce soir, point de camping, nous dormons dans un DOC - Henry Creek - à une petite trentaine de kilomètres au nord de Te Anau , sur la route de Milford Sound.

Cherchez Bridget

Ma photo
Je suis une femme. Et ouais, plus de « Hé Mademoiselle » qui traîne : à 30 ans, je suis passée du côté obscur de la force. Je suis blonde. Oui, oui, une vraie, à l’état naturel. Avec tout ce que ça comporte comme préjugés. Ma meilleure défense et en même temps mon meilleur plan d’attaque : le classique : « hum, c’est mon côté blonde », valable en toutes circonstances, avec en option le doigt sur la bouche pour le côté naïve-coquine-irrésistible. Pour le meilleur et pour le pire. Parce qu’il faut souffrir pour être blonde, ça se travaille et ça s’entretient Madame, j’vous le dis moi. Je suis célibataire. Un peu. Souvent. De façon récurrente. TOUJOURS. TOUT LE TEMPS ! Ok, ok, je suis un cas désespéré. Je suis drôle bien sûr. Et j’assume. BREF, JE SUIS BRIDGET ! Quand j’ai commencé à écrire ce blog, j’avais simplement envie de partager mes mots et mes maux, comme une thérapie. Maintenant, c’est BEAUCOUP plus que ça : c’est mon petit coin de paradis, c’est mon grand plaisir, c’est ma fierté. Alors « come on in » : ris, pleure, râle, aime-moi, insulte-moi, mais surtout, surtout : amuse-toi autant que moi !!!