samedi 14 janvier 2012

Récit ordinaire d’une semaine extraordinaire.

Lundi 9 Janvier – Mardi 10 Janvier – Mercredi 11 Janvier
Il y a des débuts de semaines qui éreintent. Qui lessivent. Qui énervent.
Celle-ci en faisait partie, elle respectait en tous points la bonne semaine de merde. Vous voyez de quoi je parle ? Quand tu te demandes pourquoi tu as choisi de faire de la relation client ton métier ? Pourquoi tu dois continuer à travailler avec des gens qui ne comprennent rien à ce que tu fais ? Qui te traitent comme une chienne. Qui n’ont pas d’autre mot qu’ « urgence »  à la bouche : « C’est urgent. C’est très urgent. Il  me le faut tout de suite. »
Et toi, bien sûr, comme tu as une conscience professionnelle (un peu trop développée parfois), tu fais tout pour respecter leurs contraintes, tu t’ajoutes de la pression en quelque sorte, tu finis par y arriver, et ça c’est bon. Mais en contrepartie tu obtiens quoi ? Rien. Nada. Nothing. Pas un merci, pas de reconnaissance, pas d’avantages. Juste des nuits agitées par le stress et un re-début de maux de ventre.
Il y a des débuts de semaines qui te donnent envie de tout plaquer.

Jeudi 12 Janvier – Vendredi 13 Janvier
Parfois, il suffit d’un rien pour te déstabiliser. Un petit rien qui fait du bien.
Visez un peu : jeudi matin, un collègue (que je ne croise jamais du reste) passe dans les bureaux prendre en photo les nouvelles stagiaires fraîchement arrivées. Basta. Au passage, pour une raison qui m’échappe, il décide de me prendre aussi en photo alors que je suis en ligne. Je reçois quelques minutes plus tard lesdites prises de vue par mail interne avec le message suivant :
Intitulé du mail : « Je vous trouve charmante mademoiselle »
Contenu du mail : « Ta nouvelle coupe te va très bien »


Je tombe de ma chaise. Puis je me relève.

Première réaction
: J’ai bien fait de passer chez le coupe-tiff.
Seconde réaction : Suis affreuse sur ces photos ! Grosses joues, trop de maquillage, beurk beurk et re-beurk.
Troisième réaction : Attends, faut que je relise le mail là… C’est une blague ?!
Ça n’en a pas l’air pourtant ! Un appel du pied donc ? Je passe trois heures à essayer de rédiger une réponse qui induise que je suis open sans être trop cash. Je l’envoie dans l’après-midi. Je rafraîchis ma boîte toutes les 2 secondes jusqu’au moment où je quitte (enfin) l’agence. Sans retour, mais le sourire aux lèvres.

Un petit rien qui change tout.

Ces émotions ne me font pas oublier que je me suis engagée pour une sortie OVS le soir-même : boire un verre au Charly Birdy à côté de chez moi avec 15 personnes que je ne connais pas. J’y vais cool, après un ptit pschitt de parfum et un « make-up rafraîchissement ». 21H45. J’arrive au point de rendez-vous en même temps qu’un certain David avec qui je commence à faire connaissance. Puis les gens nous rejoignent les uns après les autres et nous prenons possession des lieux. Je suppose que ce n’est pas toujours le cas, mais là, la sauce prend bien : on se marre vraiment, on apprend à se connaître, on prend des photos (David a une légère tendance à me coller un peu trop à ce sujet, les images pourront en témoigner). Je passe un super moment, vraiment. De quoi me faire une bonne fois pour toutes oublier cette semaine pourrie ! Pas de target, mais des gens de tous horizons qui sont ouverts d’esprit. Nous quittons les lieux à la fermeture, je rentre chez moi à 1H après avoir déposé deux filles au tramway.
Depuis, j’ai échangé quelques messages avec ces 2 filles avec qui j’ai bien sympathisé, et j’ai reçu un mail d’un des mecs qui était à la soirée :
… « En tous cas, cette rencontre était sympa; tu as l'air de quelqu'un de sympa, vivante; ça fait plaisir de croiser des personnes ainsi. En espérant avoir l'occasion de te recroiser. » …

Bon, la syntaxe n’est pas parfaite certes, mais c’est un joli compliment.
Tout cela ne fait que contribuer à me rendre à l’évidence : je dois continuer ces sorties qui me font du bien. Je suis contente de m’être pris un bon coup de pied au cul la semaine dernière. Je suis d’autant plus contente d’avoir réagi au coup de pied au cul et de m’en être mis un moi-même.

Sans compter que la semaine ne pouvait que bien se terminer puisque vendredi je ne travaillais pas : OUF, I was OFF !!! Au programme : arpenter le 7ème arrondissement avec mon Papa, qui m’invitait au restaurant Le Quinzième, de Cyril Lignac, pour le déjeuner : http://restaurantlequinzieme.com/

Rendez-vous à 10 heures Métro St Sulpice pour un café-comptoir et une pause-pipi. Marché du Boulevard Raspail. Arrêt à la Grande Epicerie du Bon Marché, moi pour les packs, Daddy pour la cave. Rue du Bac jusqu’à la sublime et inattendue boutique Deyrolles. Rue St Dominique jusqu’aux Invalides. Champs de Mars. La Tour Eiffel. Charles Michel. Convention. Et enfin la Rue Cauchy pour le déjeuner tant mérité : nous n’avons pas arrêté de crapahuter depuis le matin ! Je change discrètement de chaussures dans la rue bien entendu.
Le cadre est parfait, le service est parfait. Ma coupe de Veuve Cliquot rosé est parfaite. Mon petit pain aux céréales parsemé de poudre d’or est parfait. Ma vie est parfaite. Mes 30 ans sont parfaits. Bref, j’exulte, je jubile, le repas est un orgasme culinaire du début à la fin. Je n’ai JAMAIS, JAMAIS aussi bien mangé de ma vie. Tous mes sens sont en éveil, les mets fins et délicats défilent sous mes yeux subjugués et mon palais excité. Nous sortons de table à 16H30, la peau du ventre bien tendue, et un peu bourrée pour ma part…
Pour vous faire saliver, voici le menu que nous avons pris, sans compter les amuse-bouche et le pré-dessert (variations autour de la pomme) :

Le genre de cadeau dont je me souviendrai toute ma vie. Sans compter qu’une journée en tête-à-tête avec le Pater, ce n’est pas tous les jours.
Comme je suis vraiment bourrée en fait, je propose de marcher un peu pour digérer ! Retour vers les Invalides, au-delà du Pont Alexandre III qui nous offre une jolie vue de la Tour Eiffel au coucher du soleil, Grand Palais à gauche, Petit Palais à droite. Ce n’est pas un hasard si je choisis ce chemin : il s’agit d’un de mes endroits préférés de la capitale, je voulais terminer notre aventure sur cette note poétique.
Je rentre chez moi repue, ravie, enivrée. Accessoirement épuisée !

Il est ainsi des petits moments de bonheur dans la vie qui nous font oublier tous les tracas du quotidien. Qui nous rappellent avec justesse que le boulot est une chose, mais que l’essentiel est ailleurs.
Alors je vous le dis en toute simplicité chers amis : vive Cyril, vive les mecs qui se lancent, vive OVS,  vive la bonne chair et les bons vins, vive les 30 ans, vive la vie !
Et dire que je voulais tout plaquer !… ;-)

mardi 10 janvier 2012

Le parcours du combattant de la parfaite célibataire (blonde de surcroît) - Épreuve n°6

Le parcours du combattant de la parfaite célibataire (blonde de surcroît) :
Épreuve n°6 : Sortir.


Déclic N°1 :
Cette année, nul besoin de se préoccuper de l’organisation du jour de l’an : mon meilleur ami fêtait ses 30 ans le 30 décembre et nous avait fait bloquer le réveillon 2011 en prévision. D’une pierre deux coups, c’est le cas de le dire. Là, au beau milieu de mes amis, j’ai soudain pris conscience qu’à part Aurél et moi, nous étions entourées de couples. Cernées d’amour, de tendresse, d’affection, de projets communs. Ce n’était pas une première, certes. Mais je les ai enviés. Oui, je les ai enviés.
Déclic N°2 :
Jeudi soir dernier, je racontais mon jour de l’an à un ami, en prenant bien soin de souligner ma solitude. Ce à quoi il m’a rétorqué qu’en même temps, je ne risquais pas de faire des rencontres si je ne sortais pas plus. Si je n’élargissais pas un peu le cercle, histoire de créer des opportunités. En gros, si je ne me sortais pas une fois pour toutes – les – doigts – du - cul.
Bien secouée, je me suis d’abord trouvé des excuses avant de mes rendre à l’évidence : il a bien sûr totalement raison.
Déclic N°3 :
Samedi. Je passe vite fait à la médiathèque rendre mes livres/CD/DVD. Le monsieur m’appelle par mon prénom…

TROP, C’EST TROP !
J’ai beau y croire (enfin je crois que j’y crois), il va falloir provoquer un peu la chance parce que « Prince Charming » ne va pas arriver sur son fier destroyer, là, comme ça, l’air de rien. Ni tomber du ciel « au moment où je m’y attends le moins », comme la terre entière aime à me le rappeler.
Moi qui avais tenu bon et qui ne voulais pas prendre de bonnes résolutions, je suis mal. Je fais une concession et en prends une seule pour cette nouvelle année : je dois/vais SORTIR.
Mouais, ça a l’air facile comme ça… La difficulté est la suivante : OÙ ? Et avec QUI ? Des amis, j’en ai bien sûr (et les meilleurs sans nul doute) MAIS 90% en couple, une bonne partie en province… Quant à faire un ciné ou une expo « on my own », ça je le fais tout le temps et ça ne me pose aucun problème. En revanche, aller boire un verre seule dans un bar, c’est un peu glauque, non ?

Évidemment, Bridget a une solution pour ça ! Dès vendredi matin, je me suis inscrite sur OVS (On Va Sortir), site dont ma sœur ne cesse de me vanter les mérites. Le concept ? Des gens lancent des sorties, tous thèmes confondus (ex : une conférence, un match de tennis, un dîner, un théâtre, un poker, etc.), on s’inscrit comme participant et on se retrouve. C’est aussi simple que ça. Et ce n’est pas un site de rencontres.

Dimanche. 5 filles. 3 mecs. UGC La Défense. Happy New Year en VO. Séance de 17H
En gros, je vous la fais courte : pourquoi aller au ciné toute seule ce dimanche alors que je peux y aller avec 7 personnes que je ne connais pas mais qui n’ont pas non plus envie de sortir « alone »?
C’est donc comme ça que j’ai fait ce week-end ma première sortie OVS. Le plus dur, c’est en fait l’arrivée au point de rencontre. Moi, j’ai la chance d’aller facilement vers les gens, je suis hyper sociable donc l’exercice ne m’effraie pas (trop).
Le « petit plus » : rencontrer des gens que je ne croiserais jamais dans mon cercle d’amis ou dans mon milieu pro (ex : une chargée de recherche à Jussieu ou un kiné). L’ambiance est détendue, c’est assez bizarre finalement mais très sympa.
Sans compter que je ne serais jamais allée voir ce film dans l’absolu : je garde un mauvais souvenir de Valentine’s Day qui était un bon navet (même réalisateur, même équipe, mêmes acteurs pour la plupart).
C’eût été dommage pourtant parce que c’était bien mieux en fait. Avec tous les bons clichés de la comédie américaine de base et un nombre ahurissant de placements produits, mais aussi avec :
- Une Katherine Heigl sublime dans sa robe lamée.
- Un Jon Bon Jovi qui n’a pas pris une ride depuis que j’apprenais ses chansons par cœur il y a… 15 ans (merde).
- Un Zac Efron hyper hot.
- Une Michelle Pfeiffer très décalée en mode cougar sur le retour. 
 
Et surtout, clin d’œil à la fin du film quand Sarah Jessica Parker retrouve l’homme de ses rêves et descend de son carrosse perchée sur de sublimissimes… Louboutin !!!
Double signe du destin parce que – confidence pour confidence – si je n’avais pas été Bridget, j’aurais été Carrie, c’est certain !
Alors c’est entendu, je vais remettre ça et refaire bientôt une autre soirée OVS.
En 2012, je ne peux pas ignorer un signe du « King of Shoes » !!!

dimanche 8 janvier 2012

Je suis désolée

« Je suis désolée », voilà la seule banalité que j’ai pu sortir à mon amie, lorsque, en larmes, elle m’a annoncé la mort de son grand-père. Réponse attendue, me direz-vous, on dira surtout que c’est la moins pire, qu’elle reste inoffensive. 
Désolée de quoi ? Comme si j’avais pu y faire quelque chose… Désolée face à notre propre impuissance, ça oui. Désolée de l’apprendre. Désolée de ne pas être là auprès de toi. Désolée de savoir que tu souffres. Désolée de ne pas savoir quoi dire surtout !
C’est à la mort de mon premier grand-père que j’ai réalisé à quel point les gens sont mal à l’aise. Tant qu’on n’a pas vécu la disparition d’un être cher, on ne sait pas. On ne sait pas qu’aucun mot, qu’aucune parole ne saura vous réconforter. Ce qui est important, c’est l’effort que les gens font pour montrer qu’ils vous soutiennent, et même si parfois les tentatives sont un peu maladroites, savoir qu’on est entouré est simplement réconfortant.
 
Quand mon Pépé est mort, j’avais 20 ans. Je n’avais jamais eu aussi mal de ma vie. J’accueillais les réactions de mes proches avec plus ou moins d’incrédulité à vrai dire, et plus ou moins de recul.
C’est pourtant mon meilleur ami de l’époque - il s’appelait Grégory – qui m’a le plus touchée : je l’ai appelé pour lui annoncer la triste nouvelle. Il m’a entendue pleurer bien sûr, et dès qu’il a su, il n’a dit qu’une chose : « J’arrive ». Et il a raccroché. Cinq minutes plus tard il était devant la porte, il est monté directement dans ma chambre, il s’est tu, il m’a prise dans ses bras. Et il m’a laissé pleurer. Longtemps. Rien que d’en parler je suis émue aux larmes. C’était exactement ce dont j’avais besoin à ce moment précis, et il l’a compris. Je ne l’oublierai jamais.
Et oui, il y a un temps pour les mots d’amour, et un autre pour les gestes d’amour.
 
Après la douleur, le souvenir. Voilà ce qui est important : je continue à penser que les personnes que nous aimons vivent à travers nous. Parce qu’il ne se passe pas un jour sans que nous ayons une pensée pour eux, parce que rien n’effacera jamais leur souvenir.
Moi, je pense tous les jours à mon Pépé et à mon Papy. Et toujours avec tant d’amour. Finalement, peu importe les mots, c’est l’amour qui compte.

vendredi 30 décembre 2011

Le traditionnel message de fin d'année... Non, vous n'y échapperez pas !


Est-ce que j’ai une touche ? Ah ah, pas évident de répondre à cette question, hein ?

Vous avez remarqué comme il est facile de voir quand un mec s’intéresse à une de vos copines ou quand vous sentez qu’il y a du « crush » dans l’air autour de vous ? Tellement plus facile que quand le crush vous concerne ! J’ai passé tellement d’années à me faire des plans sur la comète que je suis tout bonnement incapable maintenant de savoir si j’intéresse quelqu’un… ou pas.
Mais bon, j’ai reçu un ptit mail d’un homme (si, si, un homme un vrai, enfin je crois), là, comme ça, l’air de rien la semaine dernière, qui m’a mis la puce à l’oreille… Je me pose des questions et pour le moment, je suis incapable d’y répondre, alors je sème des petits cailloux, on ne sait jamais. Intéressée, moi, par ce mystérieux inconnu pas si inconnu ? Why not, je laisse la porte ouverte, et c’est précisément ce que j’ai laissé entendre, avec plus ou moins de subtilité. Et depuis rien, bien sûr. Pour changer.

Tout ça pour dire que je me raccroche à des échanges futiles pour combler ma triste vie, pour tromper ma solitude. Et oui, la fin de l’année est là et le bilan sexuel est plus que mitigé : 2 partenaires, 2 coïts. Et après j’entends des inepties du genre : tu couches avec tout le monde ?! I don’t think so, la preuve : le dernier homme qui m’a touchée est mon gynéco avant-hier. Sans compter que je le paie pour ça le pervers.
Si vous saviez, 2, ce n’est pas si mal : c’est finalement 200% d’augmentation vs 2010 ! Et ouais. Mais je ne me souhaite pas la même progression exponentielle en 2012 : non, je voudrais juste un seul et unique partenaire qui me comble. Ni plus, ni moins. Je suis une grande ambitieuse moi.

A part ça, 2011 se termine on ne peut mieux : je n’ai plus mal au ventre, je me sens bien dans ma peau et dans ma tête, ça roule au boulot, j’ai pris des billets d’avion pour (presque) 3 semaines de folie en Thaïlande avec mon Aurél, je me suis coupée les cheveux tout court et j’assume, j’ai été sélectionnée pour le grand prix des blogueuses de Elle. Bref, je suis HEUREUSE. Ce n’était pourtant  pas gagné (surtout pour les cheveux J) !

Je profite donc de ce dernier post de l’année pour vous souhaiter d’excellentes fêtes de fin d’année : trinquez bien mais pas trop. Ou si en fait, on s’en tape, lâchez-vous ! Have fun !

Je vous retrouve de toute façon l’année prochaine : 2012 sera… blonde ! 

mercredi 21 décembre 2011

Le parcours du combattant de la parfaite célibataire (blonde de surcroît) - Épreuve n°5


Le parcours du combattant de la parfaite célibataire (blonde de surcroît) :

Épreuve n°5 : Gérer son image.


Est-ce que vous vous êtes déjà demandé quelle image vous avez auprès des gens ? Est-ce qu’ils vous trouvent laid(e), sympathique, intelligent(e), délurée, calme, inintéressant(e), drôle, ouvert(e) d’esprit, ringarde, triste, sexy… ?
Et est-ce que cette image est fidèle à ce que vous êtes vraiment ? Est-ce que les gens sont perspicaces quand ils vous jugent ou se laissent-ils influencer ?

Je pose toutes ces questions parce que je me rends compte que l’image que je véhicule est loin de ce que je suis…
Exemple qui illustre mon propos – évidemment je vais divaguer mais c’est pour bien vous immerger dans l’ambiance et vous faire prendre connaissance du contexte :

Il y a un mois environ, je suis conviée à une soirée déguisée organisée pour les 30 ans d’un ami. Appelons-le M. Evidemment, je suis toute excitée, et ce pour 3 raisons de taille :
 J’adooore les soirées déguisées et on n’en fait jamais !
- M. est un vivier de mecs célibataires : à chaque fois que je le vois, il y a des nouvelles têtes (et pas des moindres) et le lot est régulièrement recyclé, ce qui est parfait pour la chasse, vous en conviendrez.
- Je vous pouvoir porter mes Louboutin.


Ni une, ni deux, il faut trouver une idée de déguisement, si possible pas ridicule, si possible même un peu sexy. Idéalement, nous aurions aimé trouver une idée commune mes amies et moi, mais pas facile dans l’absolu. Du coup, nous laissons tomber pour naviguer individuellement.
J’opte dans un premier temps pour Marilyn (je rêve de le faire au moins une fois dans ma vie) puis pour Madonna version Jean-Paul Gautier avec seins pointus, mais pas facile à assumer là comme ça.
Me voilà dans l’impasse, je vais donc prendre un joker Jean-Pierre, je lance un appel à mes amies – collègues qui regorgent de bonnes idées ! Youpi. Mon choix est fait : Olivia Newton-John version Grease ce sera !
En bonne fifille qui se respecte, je cours appeler Moman pour lui faire part de l’idée. Réaction : « Oh oui, Sandy avec son serre-tête et sa robe évasée c’est parfait »… (Silence gêné.) « Euh, non plutôt la version Sandy en cuir noir et talons rouges qui se taperait bien John (Travolta) dans la fête foraine, tu vois… ». OK, ça, c’est fait.

En bonne Bridget que je suis, je liste tous les accessoires nécessaires à la réalisation du costume, du pantalon en cuir au maquillage en passant par le peigne à cheveux et la clope. Et comme je suis une grosse tarée, et que j’ai peur d’oublier un de mes artifices, je fais un dessin :

(Au regard de ce dessin vous comprenez aisément pourquoi je ne suis pas graphiste.)

Bref. Liste ou pas liste, dessin ou pas dessin, il me manque un détail, et pas des moindres : John/Danny !
Je me demande d’abord si un des mecs invités ne voudrait pas se lancer et m’accompagner et je décide finalement que si je veux choper, autant annoncer illico la couleur : je suis célibataire, je n’ai pas de vrai John/Danny sous la main, alors je vais m’en fabriquer un le temps qu’un vrai John/Danny se manifeste en chair et en os. Et pour cela, je fais appel à mes collègues adorés… :


Le jour J, je passe un moment dans la salle de bain histoire d’avoir une crinière qui fasse illusion, je mets la dose de maquillage, enfile mes 12 cm de talon, et… ouais, je me trouve canon (c’est assez rare pour être souligné). Je suis fin prête, et Dieu merci, j’y vais en voiture.

Je fais mon entrée sur « You’re the one that I want » et suis ravie de constater au passage que les gens ont vraiment joué le jeu ! Je circule donc entre Marge Simpson, Minnie, Batgirl, Indiana Jones, Zorro, Laura Ingalls (Petite maison dans la prairie), Dragon Ball Z, Lucky Luke, l’inspecteur Gadget, Cherchez Charlie, la Panthère rose, Mario Bros et consorts, mon verre de punch à la main (seule goutte d’alcool de la soirée puisque ce soir, je suis Sam, donc je ne bois pas, ce qui est un plus en fait parce que ça m’évite de… déraper et de… me faire lécher l’épaule après avoir abusé de la téquila par exemple. Longue histoire. Ou de distribuer allègrement mon 06. Autre longue histoire.)

Je finis par discuter longuement avec Superman, très sympathique au demeurant et plutôt attirant. Je pose des jalons, on ne sait jamais, d’autant plus que mes copines rappliquent en me disant que j’ai un méga-ticket puisque Superman me jette des œillades appuyées (avec son regard bionique déshabillant ?). Ah ah, call me Olivia, ce soir je donne tout. On papote, je relance, lui pose plein de questions sur lui, je ris de bon cœur, enchaîne les regards yeux de biche en rut… la totale. Jusqu’au moment où le super-héros me parle… de sa copine ! Je tombe de mes stilettos, me prends une belle claque, mais je garde le port altier et les pieds cambrés, et décide de changer de target. Sans rire ! Super-héros mon cul oui ! Maintenant j’ai perdu un max de temps pour rien, et toutes les autres targets seront déjà prises ou trop bourrées pour réagir. Génial.

Tant pis, du coup, je papillonne. Puisque j’avais repéré, allez, 5 cibles potentielles, avec une nette préférence pour 2 d’entre eux, je ne lâche rien. Heureusement, je n’ai jamais de problème à aller vers les gens et engager la conversation. Sans compter que costumés, c’est encore plus facile de trouver de quoi lancer un sujet de conversation. Décidément, j’adooore cette soirée.

Voilà justement M., qui fête avec gloire - et avec alcool - son passage de dizaine. On bitche un peu (oui, les garçons bitchent aussi) avant qu’il me dise qu’il me trouve « aguicheuse ». Stop, arrêt sur image (c’est le cas de le dire !). Bon évidemment, dit comme ça, je le prends pas très bien. Je ressens un côté péjoratif qui me déplaît et bien sûr, je m’interroge lourdement sur l’image que j’ai pu renvoyer ce soir…

Pour info, merci le Petit Larousse :
Aguicheuse, adj. et n. (de guiche, accroche-cœur) : Qui provoque, qui cherche à séduire (qqn) par la coquetterie, l’artifice.
Bon, avec le recul et la définition sous le nez, il n’a peut-être pas tort… Et comme j’adore M., je ne lui en tiens pas rigueur, d’autant plus que cette discussion aura le mérite d’être un bon sujet d’article !

Mais comme j’aime mouliner, et que je porte toujours beaucoup d’intérêt aux mots que les gens emploient pour me définir, et aux mots tout court d’ailleurs, je souhaite pousser ma réflexion plus loin puisque c’est aussi un débat que j’ai pu avoir avec mes amies il y a quelques temps.

Exemple :
Je voudrais vraiment trouver l’homme de ma vie. Celui qui m’épousera, me fera des enfants, me rendra heureuse et épanouie, m’acceptera telle que je suis, et auprès duquel je n’aurai pas peur de vieillir parce qu’on aura des tas de choses à partager. The one quoi.
Oui, mais comme vous l’aurez compris, c’est loin, très loin d’être évident. LA question : quoi qu’on fait d’ici là ?
Est-ce que je me fixe uniquement sur cette quête en évitant tout ce qui pourrait potentiellement m’amuser entre temps ?
Et bien je dois l’admettre, ce n’est pas ma philosophie. Je considère en effet que d’abord, on ne sait jamais ce qui peut arriver, ni avec qui. Du coup, il ne faut pas hésiter à se jeter à l’eau. Pour moi, toute expérience est bonne à prendre parce qu’elle t’apprend des choses sur toi, sur les autres, sur la vie, et te permet du coup d’avancer. C’est la raison pour laquelle d’ici à ce que je trouve ce putain de prince charmant, oui, je peux être éventuellement un peu aguicheuse. En tout cas, je cherche à séduire, oui, je l’avoue. Donc c’est pareil. Bref, M, tu marques un point.

Je crois qu’il y a une raison à ma posture d’aguicheuse : je n’ai pas confiance en moi. Je cherche donc à me rassurer en me persuadant que je peux encore plaire.
Et accessoirement, j’aime garder le contrôle de la situation : à choisir, je préfère draguer plutôt que d’être draguée. Je me sens plus à l’aise, je gère la situation. Et pourtant, j’ai bien conscience qu’il n’y a rien de tel que de s’abandonner, se laisser surprendre, lâcher prise.

Ce qui me fait peur en revanche, c’est que nous n’ayons pas en tête la même définition d’aguicheuse. Si par aguicheuse on entend chaudasse, vulgaire, qui cherche un one-shot, prête à tout, peur de rien. Non, je ne suis pas dans cette case-là. Et je prie sincèrement pour que personne n’ait vu ça de moi à cette soirée parce que ce n’est pas moi, et ce n’est clairement pas l’image que j’ai envie de véhiculer.

Mais c’est si difficile de gérer son image aujourd’hui : un rien peut l’altérer, les gossips circulent, les photos défilent vite, les histoires de cœur et de cul aussi.

Ce que je regrette ? Que les mecs se fient à l’image plutôt que de chercher à en savoir plus. De se faire leur propre idée. Attention messieurs, au nom de toutes les célibataires, ne vous fiez pas aux apparences, vous devriez creuser un peu : il se pourrait que vous ne soyez pas déçus ! :-) 

lundi 12 décembre 2011

MERCI !!!



Chères lectrices, Chers lecteurs,
Vous avez dû le comprendre : le concours des blogueuses de ELLE 2011 s’est achevé le 2 décembre comme prévu. J’ai donc terminé 5ème de cette compétition, catégorie chroniques, parmi les 10 blogs retenus, en frôlant la barre des 200 votes. Et j’en retire une certaine fierté, je dois bien l’avouer. 

Tout cela… grâce à vous ! Vous avez été là, inlassablement. Vous avez su rester de marbre devant mes relances incessantes, vous avez joué le jeu à fond et je ne peux que vous remercier du fond du cœur. Vous m’avez bluffée, je n’en attendais pas moins de vous.

- Applause !!! -

Je ne regrette rien de cette jolie aventure entre autre parce que :

- Bridget a enfin pu faire son coming out.

- J’ai reçu des messages absolument A-DO-RA-BLES de votre part. Certains (et un en particulier) m’ont émue aux larmes.
- J’ai repris contact avec des personnes dont je n’avais pas eu de nouvelles depuis (trop) longtemps.
- Je me suis posée des questions sur cette passion qu’est l’écriture, et je me laisse la porte ouverte pour que cette activité annexe devienne plus encore qu’un passe-temps.
- J’ai gagné en confiance en moi.
- J’ai touché des gens. Qui m’ont touchée en retour. (Pas physiquement hein, mais j’aimerais bien cela dit... Enfin pas tous bien sûr, mais une sélection sélective ça peut s’arranger ;-))

- J’ai pris le temps de créer une page Facebook pour le blog.
- J’ai été soutenue. Par mes amis, ma famille, mes collègues et un paquet d’inconnu(e)s.

- Elle m’a donné envie de continuer encore longtemps à vous relater mes turpitudes, mes aventures, mes voyages, mes tribulations… ma petite vie de blonde quoi !


En conclusion de ce post, un seul mot : MERCI !

PS : Alors que j’écris cet article, je me sens un peu comme Céline Dion devant son public à Las Vegas : « Je ne serais rien sans vous ni sans mon René ! ». Ah, c’est bon la célébrité et la gloire. Amen.

dimanche 11 décembre 2011

HIBERNATION, n.f., État léthargique de certains animaux durant l'hiver

Oups… 2 longues semaines sans nouvelles…
Ce n’est pas tant parce que ma vie est trépidante que je vous ai laissé un peu sur le carreau, mais plutôt parce que je suis passée en mode hibernation.

Est-ce que ce nouvel état est lié à la situation météorologique ?
Est-ce que j’ai décidé de régler mon rythme sur la luminosité de cette fin d’année ?
Est-ce que mon organisme se met à ressentir la fatigue liée à ces nooooombreux mois de travail sans vacances ?
Est-ce que c’est la trentaine qui agit et qui m’a instantanément changée en vieille fille (encore plus qu’à 29 ans je veux dire) ?
Est-ce que la nature reprend ses droits et guide mon corps et mon estomac, comme si j’étais… un vulgaire mammifère ?

Trop de questions et peu de réponses, à moins que ce ne soit un peu de tout ça à la fois…
Quoi qu’il en soit, je limite mes activités au strict minimum (la gym, encore heureux), je rentre chez moi au plus vite pour visionner toutes les séries que j’ai loupées dans ma vie de « series lover » : Damages, Pushing Daisies, Gossip Girl, et je me goinfre à la première occasion.
Par-dessus tout je dors beaucoup, mais j’ai toujours la sensation d’être épuisée et d’avoir des heures de sommeil en retard !
En même temps, puisque je l’assume, je considère qu’il n’y pas de mal à ça. Espérons simplement que cet état est passager, sous risque de finir très très vite avec un chat pelotonné sur mon plaid Ikea, lui-même négligemment déposé sur mon pyjama Princesse Tam-Tam, lui-même recouvrant mon corps de grizzli fripé en fin de vie. Mais bon, on n’en est pas là (enfin j’espère).

Le pire, c’est que j’adore cette période de l’année, l’ambiance de fêtes juste avant Noël, je trouve ça grisant. Peut-être parce que j’en garde d’excellents souvenirs dans mon enfance.
J’ai en tout cas profité d’un moment de répit la semaine dernière pour aller chercher un petit sapin (proportionnel à la taille de mon appartement) et ni une, ni deux, je l’ai décoré. Boules ambiance rouge et or, guirlande lumineuse et étoiles dorées à son sommet. Pas de Noël sans sapin chez Bridget. C’est la règle. Et puisque sapin il y a, je n’ai pas oublié la crèche et le petit Jésus… qui repose déjà dans sa couche. Un enfant prématuré donc chez moi, comme vous l’aurez compris, mais je n’aime pas laisser son petit lit vide jusqu’au 24. C’est trop triste. Et puisque je n’en suis pas à une hérésie près, j’ai aussi installé les rois mages. Comme ça, c’est fait.

En bonne reine des listes et de l’organisation, les cadeaux sont déjà emballés et déposés chez mes parents chez qui nous nous retrouvons cette année : 3 générations, 6 personnes, 1 bon repas, 4 jeux pour l’ambiance, 0 boyfriend, 10 000 calories, et je nous le souhaite des milliers de cadeaux !
Ce sera bel et bien Bridget qui oeuvrera en cuisine le 25. Je vais tout donner, je vous raconterai ça bien sûr.

Et d’ici là, je vais me reposer. Encore ! Je vous laisse by the way, mon pyj m’attend, et y a Drucker à la télé. Allez, zou.

Cherchez Bridget

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Je suis une femme. Et ouais, plus de « Hé Mademoiselle » qui traîne : à 30 ans, je suis passée du côté obscur de la force. Je suis blonde. Oui, oui, une vraie, à l’état naturel. Avec tout ce que ça comporte comme préjugés. Ma meilleure défense et en même temps mon meilleur plan d’attaque : le classique : « hum, c’est mon côté blonde », valable en toutes circonstances, avec en option le doigt sur la bouche pour le côté naïve-coquine-irrésistible. Pour le meilleur et pour le pire. Parce qu’il faut souffrir pour être blonde, ça se travaille et ça s’entretient Madame, j’vous le dis moi. Je suis célibataire. Un peu. Souvent. De façon récurrente. TOUJOURS. TOUT LE TEMPS ! Ok, ok, je suis un cas désespéré. Je suis drôle bien sûr. Et j’assume. BREF, JE SUIS BRIDGET ! Quand j’ai commencé à écrire ce blog, j’avais simplement envie de partager mes mots et mes maux, comme une thérapie. Maintenant, c’est BEAUCOUP plus que ça : c’est mon petit coin de paradis, c’est mon grand plaisir, c’est ma fierté. Alors « come on in » : ris, pleure, râle, aime-moi, insulte-moi, mais surtout, surtout : amuse-toi autant que moi !!!