dimanche 23 septembre 2012

Voyons-nous… APRÈS TOUT

http:/www.voyonsnous.fr/

Épisode 2 : Dévoilons-nous

Chose promise, chose due, j’avance dans mon inscription sur le site de rencontres http://www.voyonsnous.fr/, et tu sauras tout, fidèle lecteur.

L’étape du jour : remplir le formulaire d’inscription sur le site, soit l’exercice le plus difficile qui puisse exister au monde, sans exagération aucune bien sûr.
Tu crois vraiment que c’est facile de te vendre en restant objective, faire en même temps le point sur l’homme idéal, le type de relation que tu recherches, qui tu es et quoi tu veux ? Mmmh… Non. Pas simple.

La première partie du questionnaire concerne Charmant : à quoi il pourrait ressembler, sur la base de critères physiques et pragmatiques (âge, statut, situation professionnelle, etc.) ?
Chaque « tic » dans une case n’est pas anodin puisque je risque d’exclure des mecs tops qui ne rentrent pas dans les critères de base mais qui pourraient pourtant me rendre heureuse…
Ah ah, choix cornélien donc. Fort heureusement, http://www.voyonsnous.fr/ y a pensé et pour chaque critère, le site me demande d’indiquer si le point renseigné est indispensable, un petit peu important, important, très important ou carrément indispensable. Voilà qui est intéressant.
Puisque je suppose que les critères peuvent évoluer – et oui, c’est le cas pour l’essentiel -, je décide par exemple de cibler des hommes entre 25 et 40 ans, sans enfants. Et sur ces 2 points je mets le curseur sur « indispensable ».

J’étouffe un rire quand j’arrive à la rubrique « ma consommation d’alcool » :
Jamais = Triste.
Occasionnelle = Menteuse.
En société = Pour faire bonne figure.
Régulière = Je me fais des canons seule dans mon canapé en regardant pour la 12ème fois toutes les saisons de Sex And The City, mais tu ne le sauras pas.
Sans grande surprise, je reste politiquement correcte : « en société », ça noie bien le poisson… dans l’alcool.

Le critère qui me fait hésiter ? « Ma silhouette » :
Mince = Je me voile carrément la face.
Sportive = Ah ah, 2 cours de Gym Suédoise par semaine n’ont pas encore fait apparaître de jolis muscles. Mais ils sont là, hein, ils sont juste un peu cachés, c’est pour ça !
Normale = Ben normale, quoi. Comme le dirait le hautement vénéré Petit Larousse : « Conforme à une moyenne considérée comme une norme ; qui n’a rien d’exceptionnel ; ordinaire, habituel ».
3 kilos en trop = Il y a de quoi s’accrocher et ce n’est pas désagréable.
Ronde = Voluptueuse.
Je choisis… la normalité.

Viennent ensuite la vision du couple : quel type d’engagement, quid de notre future vie sexuelle (Une vie quoi ? Ah oui, SEXUELLE. Pardon, ce mot ne fait plus partie de mon vocabulaire depuis fort longtemps, je ne me souviens pas.)

Mes activités et centres d’intérêt ? Easy baby.

Ma personnalité : s’il est délicat de se poser la question sur l’homme de mes rêves, crois-moi, faire le point sur soi n’est pas non plus si évident. Et pourtant, il est important de rester honnête, tant pour soi que pour l’autre : baser la rencontre sur un tissu de mensonges ou simplement tenter d’arranger la vérité ne rime à rien. Se connaître et assumer qui on est : voilà qui est essentiel pour la suite des évènements.

Il ne me reste plus que 2 étapes ! Jusque-là, j’ai fait vite, 15-20 minutes et c’était gentiment torché.
Je dois désormais approfondir 4 thèmes parmi la liste qui m’est proposée, ces textes faisant ensuite partie intégrante de mon profil. J’adhère à ce concept de ne pas m’imposer le traditionnel « décrivez-vous »… bla bla. Non, j’ai le choix, et je vais justement choisir de ne pas me décrire. Mes sujets ? :

Un rendez-vous original, c’est…
J’aime quand…
Mes vacances favorites…
Je rêve de…


Et hop, je me lance dans la rédaction. Là, tu te dis que Bridget, passant son temps à écrire, devrait kiffer cet exercice. Mouais, ben pas tant que ça. Peut-être parce que je sais que c’est sur ce point que je vais accorder le plus d’importance dans les profils que je vais recevoir… Il est donc important de me poser un peu. Mon objectif ? Respecter mon style : sincère ET drôle. Histoire de sortir un peu du lot.

Last but not least, les photos. Dieu merci, j’ai le droit de faire une pause dans mon inscription quand je le souhaite, ce qui va me permettre de trouver THE 3 photos. Bon, ça pour le coup, ça m’a bien pris 2 jours !  - Heureusement qu’ils n’en demandent que 3 max sinon j’y serais encore !!
Oui, 2 jours, le temps de retrouver des photos de moi récentes, tentantes, attrayantes, séduisantes. Pour ce faire, j’ai demandé aux copines de déterrer les photos des récents EVJF et mariages, et autres petites sauteries, j’ai fouillé dans mes photos de vacances, de famille, de soirées. La totale. Je voulais des photos qui me ressemblent, des photos naturelles, qui me mettent en valeur, mais surtout des photos où je ne triche pas. Je suis finalement assez contente de mon choix.

Bon. Ben voilà une bonne chose de faite, non ? Pour le moment, je trouve ça plus intéressant et plus sympa que les sites classiques.

Il ne me reste plus qu’à lancer une sortie et recevoir des propositions. Pas de catalogue de mecs, pas de soirées à passer devant mon écran à chatter avec des inconnus alors que je pourrais mater tranquillos L’Amour est dans le Pré affalée dans mon canap Ikea. Bref, peu d’efforts pour beaucoup de réconfort, je l’espère !!!

Teasing ? :-)
Depuis mon inscription, j’ai lancé une sortie, reçu 4 réponses. J’ai beaucoup ri. Et j’ai choisi.
Depuis mon inscription, j’ai reçu au moins 5 propositions de sorties. Et j’en ai accepté une.

jeudi 13 septembre 2012

Voyons-nous… EN SECRET


 Épisode 1 : Rencontrons-nous !

Fascinante.
Fascinante et troublante est la vie.
Elle ne cesse de m’étonner une fois encore : alors même que je renonce - pour la quarante-troisième fois – à chercher Charmant, je reçois un étonnant et tout aussi excitant email.
Michel vient en effet de lancer en juillet un nouveau site de rencontres et c’est dans ce contexte qu’il me contacte car il a cru comprendre que… comment dire… j’étais dans la cible. Il me propose de déjeuner pour approfondir le sujet.

Ma première réaction ? Oh merde, me vlà approchée par un Xième site de rencontres. Et en même temps, Michel a de la chance : je suis à la fois maladivement curieuse et terriblement méfiante. Alors j’ai consulté le communiqué de presse en pièce jointe de son mail, je suis allée voir le site  http://www.voyonsnous.fr/, le magazine online http://www.voyonsnous.fr/magazine et la page Facebook, et j’ai au passage stalké son nom sur Google.
Pour les néophytes qui ne partagent pas leur bureau avec une geekette, « stalker » = « un individu, à l'affût, qui en cible un autre, dans le but de simplement l'espionner, ou bien de l'importuner, le harceler ou le menacer » selon Wikipedia.
Dans mon cas, je n’avais qu’un seul et unique objectif : m’assurer du sérieux de la démarche de mon interlocuteur.

Verdict ? Rien de compromettant, tout est clean. J’en profite pour m’intéresser au concept de base, je brûle d’en savoir plus.
Le site s’appelle « Voyons nous » : http://www.voyonsnous.fr/, et il s’appuie sur ce concept de base : « priorité à la rencontre réelle ». Autrement dit, pourquoi perdre du temps à s’envoyer des mails et se tourner autour virtuellement alors qu’une simple rencontre, un échange verbal, un bon moment passé ensemble rendrait les choses tellement plus faciles ?
Comment vous dire ? Moi qui suis un peu/beaucoup hermétique aux sites de rencontres traditionnels, j’adhère totalement au concept et je dis oui, je veux déjeuner ! Et je veux en savoir plus.

Je potasse en attendant le grand jour du tête-à-tête, histoire de me la jouer un minimum pro.

D’abord, comment ça marche concrètement ?

Etape 1 : Tu te jettes à l’eau : tu décides de t’inscrire. Tu remplis un questionnaire confidentiel précis sur ta personnalité, tes passions et tes goûts, la relation que tu recherches et tu ajoutes de jolies (mais néanmoins réalistes) photos de toi, ainsi que des textes de présentation que tu auras pris soin de rédiger sans faute d’orthographe (ah pardon, ça c’est moi qui le dis).
Etape 2 : Tu lances une « date » : un lieu, un jour et une activité de ton choix.
Etape 3 : Via ton algorithme (truc de geek), Voyons Nous envoie ta proposition de rendez-vous et ton profil aux 10 célibataires qui te correspondent le plus (s’ils m’en trouvent 10, je les bénis).
C’est le seul et unique moment où ton profil est visible par d’autres membres inscrits.
Etape 4 : Tu reçois la sélection des profils qui ont accepté ton rendez-vous : leurs textes et leurs photos. Et tu peux maintenant choisir lequel de ces membres tu souhaites rencontrer (un seul hein, faut pas charrier non plus).

J’y vois personnellement plusieurs avantages :
- Pas de chat ni de mails !  Quand tu bosses et que tu entretiens un semblant de vie sociale en plus, ça aide. Tu gagnes un temps précieux.
- Confidentialité au top.
- Un magazine pour t’accompagner dans tes démarches : http://www.voyonsnous.fr/magazine : l’équipe Voyons Nous est là pour te soutenir : elle soulève des points capitaux, te titille sur les sujets sensibles… Bref, elle ne te laisse pas dans la merde : pas d’idée de sortie ? Tu hésites sur les photos à charger ? Tu as besoin d’un (ptit) coup de pied au cul pour oser lancer une sortie ? Et hop, l’équipe est là pour toi.
- Une page Facebook pour suivre les dernières infos et avoir un relais vers le mag.
- Un graphisme et des typographies ludiques, décomplexées.
- C’est gratuit ! Free ! Gratos ! Enfin… jusqu’au 2000ème inscrit. L’abonnement payant débutera ensuite avec une formule au rendez-vous et une formule d’abonnement. Alors dépêche-toi : http://www.voyonsnous.fr/ !

Pour faire simple, tu ne sens pas la grosse machine derrière tout ça, il y a de l’humain et ça, tata Bridget aime.

Une fois mes révisions faites, je gagne dignement, sur mes talons de 10 cm, le restaurant que j’ai choisi. On ne sait jamais, comme je ne m’y attends pas, ça pourrait me tomber dessus. (cf http://ilfautsouffrirpouretreblonde.blogspot.fr/2012/09/ne-pas-chercher-pour-trouver.html). 
Michel vient d’arriver, je lui claque le bisou et le tutoie d’emblée. Non mais oh, on est bloggeuse tendance ou on ne l’est pas ;-)

Il commence par me demander des nouvelles suite à mon accident de voiture (cf http://ilfautsouffrirpouretreblonde.blogspot.fr/2012/08/jojo-la-depanne.html), ce qui me fait constater que je n’ai pas été la seule à réviser. Attitude très pro, et ça aussi, tata Bridget aime.

Devant un tartare de saumon (yummy) et un filet de bar – purée maison (double yummy), il me raconte tout : la démarche, le fonctionnement, les atouts de Voyons nous vs d’autres sites de rencontres, son parcours, etc. Je ponctue de questions, j’avais bien sûr préparé une liste.

Il y en a une qui me tient à cœur ! Est-ce que Michel et son équipe s’éclatent ? OUI, un grand OUI, et ça c’est cool.

Du coup, on en vient à parler de mon (vrai) boulot, de mon blog, de nos vies respectives, et je me dis que la vie est bien mal faite, que moi, Michel, il me conviendrait parfaitement à tous les niveaux. Avec un peu de chance, il a sa propre fiche ??? (Bon, ça bien sûr, je ne lui ai pas demandé.)

Le deal est le suivant : un petit coup de pub respectif, un bon sujet en ce qui me concerne, et qui sait ? Une éventuelle rencontre ?!

Oui, chère lectrice, cher lecteur, je te dois la vérité, la vraie, sur ce nouveau site. Je ne peux pas me contenter de dire tout le bien que je pense de Voyons Nous. Ça, non. Alors voilà ce que je te propose : je vais faire le test grandeur nature : vivre l’expérience Voyons Nous pour te la retranscrire comme si tu y étais. Pour le meilleur et pour le pire, et en toute objectivité bien sûr ! Enfin…d’un point de vue… de blonde ! 

Teasing rien que pour toi : l’Épisode 2 : « Dévoilons-nous » arrive bientôt…

dimanche 9 septembre 2012

Ne pas chercher pour trouver ?!...


Toi, oui toi, célibataire de ton état.
Toi, oui toi qui n’est plus célibataire, mais qui l’a été un jour, et qui a un peu vite oublié.
Souviens-toi des nombreuses fois où tu as entendu la fameuse formule :
« Tu verras, c’est au moment où tu t’y attends le moins que ça te tombera dessus. »
PTDR* (*pétée de rire pour les anciens), elle est bien bonne celle-là ! On me la sert tellement régulièrement que c’en est insupportable.

Après les échecs cuisants de l’Homme Millefeuille et Mr Paradis - et tous ceux d’avant puisque j’y suis - je me suis dit qu’il ne fallait pas lâcher l’affaire, que finalement j’étais sur la bonne voie puisqu’au moins il se passait des choses dans ma vie ; après tout c’était déjà pas mal.

Alors que le plan Mr Paradis était déjà sur le déclin, j’ai été prendre un café chez des amis. Youpi, leur pote que j’aime bien / que je kiffe grave est de la partie. Je passe ces quelques heures à me dire que c’est exactement  le type de mec qu’il me faudrait dans l’absolu : drôle, cultivé, charmant et charmeur, élégant et… petit*.
*Note pour plus tard : finalement, ça m’a toujours plutôt réussi les petits.

Disons que ça faisait un moment que ça trottait dans ma petite tête de blonde, mais je n’avais pas trouvé le moment opportun, et j’émets quelques réserves quand je dois mêler – malgré eux – mes amis à une histoire. Pas évident à gérer, ni pour eux, ni pour moi.

Bref, Mr Paradis renvoyé tout droit en Enfer, je me jette à l’eau. Je ne peux pas m’en empêcher, j’ai trop peur de passer à côté de quelque chose.

Hop, mail du genre : « c’était sympa de se voir, dommage que ce ne soit pas plus souvent le cas… Et si on allait boire un verre ? ». Je vous la fais un peu courte, certes, mais c’est en substance exactement ce que j’ai balancé. Héhé, je ne manque pas de ressources.
Réponse 45 minutes plus tard : il accepte ! I am happy.

Et nous voilà un lundi soir dans un bar (bruyant, trop bruyant) du 17ème arrondissement de notre bien-aimée capitale. On aborde les sujets classiques : son boulot, mon boulot, nos amis en commun, nos relations amoureuses passées, etc. C’est tellement plus facile à gérer les « dates » quand on retrouve un mec que l’on connaît déjà. Plus dangereux aussi, mais bon, faut savoir ce que l’on veut.
Ce que j’apprécie ? Je suis détendue. Il est drôle – et un mec drôle, ça n’a pas de prix. Il me fait des remarques concernant mon appart et mon boulot, que je trouve extrêmement pertinentes et il marque un gros point : j’aime qu’on me booste, que l’on me secoue un peu (à ne pas utiliser hors contexte !).

Nous nous quittons beaucoup plus tard, après 3 verres chacun, et donc une grosse envie de pipi. Nous marchons jusqu’à – feu - ma Bridget-mobile et prolongeons la conversation sur le trottoir. Bise amicale. Texto en rentrant. Pas de réponse… Pendant 3 semaines ! Ok, message reçu. Il aura finalement la décence et la franchise de me dire ce que j’avais déjà compris : je ne l’intéresse pas. Un message qui se veut sympathique mais sans ambiguïté. Bravo, j’aime que l’on me dise les choses. Je tire donc un trait sur cette « opportunité ». Et hop, en avant soldat célibattante, tu as perdu une bataille (de plus), mais tu n’as toujours pas perdu la guerre.

Quelques jours plus tard, j’organise un verre avec d’anciens collègues, dîner auquel doit assister l’homme avec qui j’ai – malencontreusement - couché il y a tout juste 1 an, et qui m’aurait – tout aussi malencontreusement semble-t-il – totalement rayé de sa vie.
Rappel des faits ici si besoin :
http://ilfautsouffrirpouretreblonde.blogspot.fr/2011/08/parfaite-bridget.html
Je limite l’invitation à un mail, un peu/beaucoup volontairement. Or, peu avant le dîner, alors que je ne pensais plus qu’il viendrait étant donné le désormais classique silence radio dont il sait si bien s’entourer, paf, il m’appelle. Son nom s’affiche, ma réaction ne se fait pas attendre : « oh putain ! ».

Il me tape la discute comme si de rien n’était, comme si nous nous étions quittés la veille. Jusqu’à ce que je cède à l’irrésistible tentation de lui balancer une pique de derrière les fagots, en réponse à je ne sais plus quelle remarque de sa part. Réaction immédiate :
- « C’est pour moi que tu dis ça ? »
- « Euh, non… Enfin, si, oui c’est pour toi que je dis ça, et je crois que je peux me le permettre, non ? »
- « Non, je ne vois pas pourquoi ?! »
- « Peut-être parce qu’il y a un an tu m’as sautée et que je n’ai plus jamais eu des tes nouvelles… »
- « Et là, je fais quoi à ton avis ? »
- …
- « Qu’est-ce que t’attendais ? Tu me connais ! »
- « Ben je pensais que oui mais apparemment je me trompais. »
- …
- « Oh, tu sais, ces choses-là ça va ça vient. »


« Ça va ça vient »
??!! Non mais dites-moi que je rêve, mais quel gros connard !

PS : Si par hasard tu lis ce blog mon ami, sache que tu vas prendre cher dans cet article.

OK !!! Fin de la conversation, ça m’a amplement suffi. Je clos le débat en reparlant du dîner et je raccroche en fulminant. D’abord, j’espère bien qu’il ne viendra pas. Ensuite, je me répète à quel point ce goujat est un connard, et je me le redis à voix haute  en version illimitée :
- Connard…en retournant à mon bureau balancer mon iPhone,
- Connard… en appuyant sur la touche « cappuccino » de la machine à café,
- Connard… en faisant une pause « destress » dehors, histoire de me calmer les nerfs.
En gros, une Bridget irritable et irritée pour le reste de la journée : j’ai tellement pesté que j’ai fini par aller à la gym pour « me défouler ».

Le fameux dîner : évidemment il vient et bien qu’ayant pris de la marge pour ne pas être la première au lieu de rendez-vous, j’arrive en seconde position, juste près lui. Et là, clairement, le cauchemar continue. Il s’enquiert de mon état d’esprit, il veut des nouvelles fraîches : est-ce que je fais des rencontres, est-ce que je vois quelqu’un en ce moment, ce que j’ai vécu en un an… Je subis un interrogatoire en bonne et due forme, qui se termine par l’affirmation suivante :

- « Je comprends pas que tu sois toujours célib »
- « Peut-être parce que je tombe trop souvent sur des connards comme toi ?! »
- « Tu veux que je te dise ce que c’est ton problème ? »
- « Non. »
- « Je vais te le dire quand même. »
-  ??!! (connard)
- « C’est écrit sur ton visage que t’es inscrite sur 50 sites de rencontres. »
- « 1. Tu es bien mal renseigné mon gars. 2. Tu m’emmerdes. Laisse-moi tranquille. »


Je vous fais grâce de son langage corporel : ses jambes collées contre les miennes, les regards, son bras sur le dossier de ma chaise, sa façon de me toucher le bras ou de le pincer, comme un gamin qui aurait besoin d’attention.

Et ça n’a pas arrêté de la soirée : une torture et en même temps une immense intensité sexuelle. Indéniable. Sans y succomber bien entendu : même pour un vulgaire plan Q, ce mec ne me mériterait pas. Jamais.

Je suis finalement rentrée chez moi avec la conviction suivante : bon débarras. En gros, je restais sur ma faim depuis 1 an, je regrettais de ne pas en avoir vu plus, mais je crains sincèrement qu’il n’y ait strictement rien à regretter. Ni remords, ni regrets.

Depuis ces 2 épisodes estivaux, je stagne à nouveau. Comme une sensation de déjà-vu, non ? Chez moi, c’est extrêmement cyclique : il y a des périodes propices aux rencontres, et d’autres qui nécessitent une pause : pas envie de faire d’efforts, je baisse les bras. Wait and see.

Dans ces moments d’errance sentimentale, je repense à la phrase miracle : « Arrête de chercher, tu verras BLA BLA … » et je me gausse intérieurement du ridicule de cet adage. En somme, ne pas chercher pour trouver ?! J’ai bien peur que cette stratégie ne fonctionne pas… ni aucune autre d’ailleurs. Alors je me laisse quelques jours « de répit » dirons-nous, le temps d’être de nouveau dans le bon mood. Qui sait, la rentrée sera peut-être torride…

mercredi 29 août 2012

Jojo la dépanne

Rappel du contexte :

Mercredi 15, je profite d’un jour de congé en pleine semaine pour aller voir ma Grand-Mère, fraîchement sortie de la maison de repos après 6 semaines de convalescence pour une fêlure du bassin. Bref, Bridget contente que sa Mamie aille bien.
Pour fêter ça, je me goinfre d’une pizza « Manhattan » : viande de bœuf, mozza, tomates fraîches en plus de la base tomatée, oignons, poivrons et œuf bien sûr. Ah, j’allais oublier l’huile pimentée. Mais c’était servi avec une petite salade verte, hein, donc je déculpabilise. C’est bien pour ça que j’ai prolongé le festin avec une tarte aux pommes.
J’ai conscience que là, comme ça, vous vous en foutez de savoir ce que j’ai mangé… Vous comprendrez plus tard pourquoi c’est important.
En mode digestion, nous nous lançons dans notre activité préférée : le Scrabble. Je gagne les 2 parties, et je me casse, puisqu’elle attendait une autre visite après moi.

Les faits :

Dans ma Bridget mobile, me voilà sur l’A86, direction mon chez moi. Alors même que je rentre dans un long tunnel, je constate que loin devant moi, ça freine pas mal, alors en bonne conductrice que je suis, je mets mes warnings, je rétrograde et je m’arrête. Je vois alors que dans la voiture devant moi, sur la plage arrière, deux femmes se passent un bébé des bras de l’une à l’autre. Je m’insurge bien sûr ! : Comment peut-on ne pas attacher son enfant ? Autant quand j’étais jeune c’était l’anarchie, tous nos pères roulaient à 180 km/h, un bras sur le rebord de la fenêtre, personne n’était ceinturé, ok. Mais en 2012, plus d’excuse.
Alors que mon cerveau enregistre ces paramètres environnementaux, mon regard se détourne tout naturellement vers mon rétro intérieur… ce qui me permet de voir la voiture derrière moi me foncer dessus… à 90 km/h !!!
Elle fera un freinage d’urgence à la dernière minute… C’est ce qui me reste encore aujourd’hui : cette image dans le rétro, et le bruit du freinage… too late.
Je me crispe sur le volant et je ferme les yeux : je vais prendre cher et je ne peux rien faire !
Je suis donc percutée violemment à l’arrière, et ma Clio se retrouve projetée vers l’avant sous la violence du choc, provoquant ainsi un accident avec le véhicule placé devant moi (vous aimez quand je parle « la langue des constats» ?). Le fameux véhicule… avec le bébé !!!

Je réagis très vite et sans doute sous l’effet de l’adrénaline :
    •    Je vérifie que je vais bien : j’ai senti que mon genou avait tapé, mais ça a l’air de rouler (ah ah le jeu de mots !!!).
    •    Je m’extirpe de ma voiture pour constater l’étendue des dégâts et… je vous confirme que ça fait peur, Titine est défoncée.

    •    Je retourne à ma voiture pour enfiler le gilet fluo, très sexy en toutes circonstances. Je suis tellement perturbée que je l’enfile par la manche. Je décide finalement de m’asseoir et de me calmer 2 secondes.
    •    J’en profite pour choper mon iPhone et y enregistrer la plaque des gars derrière – je suis méfiante de nature, je ne voudrais pas que ces bâtards se cassent sans subir les conséquences de leur acte.

Ce qui se passe par la suite me semble auréolé de brouillard. Je n’ai que quelques flashes de ce qui reste indéterminé en terme de temps :
    •    Je redémarre ma Bridget mobile pour me mettre sur la bande d’arrêt d’urgence,
    •    Je joins mes parents pour les prévenir,
    •    Je commence à remplir un constat,
    •    J’appelle la police, mais quelqu’un me dit que c’est déjà fait,
    •    Les CRS débarquent, ainsi que les remorqueurs, la DDE et les pompiers,
    •    On me propose une clope, on n’arrête pas de me demander si je vais bien,
    •    Je tremble, je suis perdue, j’ai la tête qui tourne, je vais tomber. Heureusement que j’ai bien mangé à midi ! (Le voilà le rapport !!!)

Les pompiers m’auscultent : pour ma première fois dans un gros camion rouge, je ferais bien de l’humour, mais je n’en ai pas le courage. Parmi les 3 sauveurs de vies, il y a un blondinet qui se la pète et qui n’est même pas beau, l’autre a 16 ans, le troisième est totalement à mon goût, et même si je n’en profite pas, je jette un coup d’œil discrétos. Je viens de frôler la mort, je devrais avoir une compensation, merde !

C’est précisément dans ces situations que je réalise qu’être une fille peut aider : tout le monde est hyper gentil avec moi, vraiment. Ont-ils pitié ? Ou apprécient-ils l’indémodable combinaison jupe blanche, Tropéziennes argentées, gilet fluo ? Va savoir.

Finalement, on nous remorque ma Titine et moi vers la fourrière la plus proche. Plus le temps passe, plus je réalise la violence du choc. J’ai envie de pleurer, mais je me retiens. Je ne vais pas craquer, je vais gérer la situation avec calme, humour, recul et surtout philosophie, hein. Le plus important : pas de blessés, le bébé n’a rien, je n’ai rien. Le reste n’a que peu d’importance, non ?

Et après ?

Passer mon 15 août à la fourrière de Gennevilliers n’était pas particulièrement dans mes plans, mais bon. Je ne suis entourée que d’hommes, au milieu de carcasses de bagnoles volées, carbonisées, démembrées.
Encore une fois, mes sauveurs roulant rivalisent de gentillesse à mon égard : ils m’appellent mon taxi, gèrent l’assurance, me proposent un café, s’enquièrent de mon bien–être.
L’espace d’un instant, je me dis que, pourtant, le site n’est pas glamour et que si l’un d’entre eux – ou tous en même temps – souhaitaient me prendre violemment entre 2 déchets automobiles, je ne pourrais pas faire grand-chose… Je garde foi en la race humaine : ils sont sincères, j’ai un bon feeling, pas de panique à bord.

Je suis d’ailleurs approchée par un des dépanneurs qui me jette des œillades enflammées : il part en mission, gare son camion devant la baraque qui tient lieu d’accueil, ressort de son engin (sans mauvais jeu de mots, ah ah), s’approche de moi et me tend une carte de la fourrière (grande classe) avec son 06 au dos : « Tenez, si un jour vous avez besoin d’un dépannage… » - clin d’œil appuyé.
Ses collègues se foutent bien de sa gueule : ah le Johnny, il file son 10 chiffres à tout va, mais il a peu de retour sur investissement (je ne peux pas le blâmer, ça me rappelle quelqu’un !).

Quoi, Johnny ??? Sérieusement ? Jojo la dépanne ? Rien que pour ça je n’ai pas perdu ma journée !

Je rentre ENFIN chez moi à 19H30, épuisée et éprouvée par ma journée, avec un pincement au cœur pour ma Clio qui, j’en ai bien peur, est irréparable.

Et depuis ?

    •    Johnny la dépanne, ça fait un peu film de cul, non ?
Du coup, délire assuré avec mes copines adorées : on a refait le monde avec un vocabulaire terriblement lyrique, tout à notre image :
« Tu viens me réparer le joint de culasse, Johnny ? »
« Hey, Johnny, mon pot d’échappement est bouché ! »
« Fais-moi tâter ta clé à molette Johnny… »
« Je me suis fait défoncer l’arrière Johnny, tu peux me remorquer ? »
J’en passe et des meilleures. Bref, très classes en toutes circonstances… Entre la poire et le fromage, un bon fou rire qui fait du bien.
    •    Je vous le dis officiellement : my Bridget-mobile is dead. Je me bats depuis l’accident avec les assureurs-arnaqueurs, je pète régulièrement un câble, et je commence à prospecter pour en racheter une. Neuve. Oui, oui, suis un tantinet sado-maso !
    •    Je déprime carrément : le contrecoup peut-être ? La fatigue qui se fait sentir ? L’accumulation qui a fini par atteindre son niveau maximum ? Ou simplement le constat suivant : tout le monde continue à avancer : les mariages, les enfants, les belles rencontres, les vacances... Vous avancez tous. Tous sauf moi.

Peu importe la responsabilité de chacun finalement, j’ai rempli le constat suivant : je ne me suis jamais sentie aussi seule.

vendredi 10 août 2012

On ira tous au Paradis... ou pas !


INTRO

« Ce que nous recherchons, c'est le fruit défendu. Sans lui, le Paradis n'est pas pour nous le Paradis. » Alexandre Pouchkine, Extrait d’Eugène Onéguine

C'est l'histoire d'une petite blonde qui ne lâche rien. Qui essuie échec sur échec, qui va de déception en déception, qui a conscience que la crise n'est pas seulement économique, financière et environnementale, elle est aussi sentimentale. Et sexuelle. La totale.
C'est l'histoire d'une fille qui continue malgré tout à y croire. Qui persévère. Qui laisse sa chance au produit.
C’est l’histoire de Bridget. C’est mon histoire. Et la dernière en date ne me réconcilie décidément pas avec la gent masculine, raison pour laquelle j’ai – une fois de plus – envie de partager cette « pseudo-idylle » avec vous.

Acte I – La prise de contact

Tout a commencé ce soir du mois de juin. Je faisais défiler les profils des mecs qui m’avaient « likée » sur AYI (Are You Interested, espèce de site de rencontres étroitement lié à Facebook si je ne dis pas de bêtises) et une personne a retenu mon attention… Pour faciliter la suite du récit,  nous l’appellerons L’Homme Paradis.
Pourquoi lui plutôt qu’un autre me direz-vous ? Sans doute sa fiche dûment complétée ainsi que beaucoup, beaucoup de photos de voyages, ce qui me faisait un sujet de départ tout trouvé.
Je me lance donc par messagerie Facebook et il mord vite à l’hameçon (tu m’étonnes !). Pendant une dizaine de jours, nous échangeons sur des sujets aussi variés que nous boulots respectifs, les séries TV, les performances de l’équipe de France à l’Euro (j’avais révisé toutes mes fiches), nos passe-temps (hors blog bien évidemment, pas folle la guêpe), et toujours les voyages bien sûr.
Comme à mon habitude, je m’épuise vite (j’aime pas draguer sur Internet) et je propose d’aller boire un verre. Il accepte (encore heureux !) et nous échangeons nos numéros, ce qui nous permet de passer aux SMS jusqu’à ce fameux premier tête-à-tête…

Acte II – La rencontre

Je choisis l’endroit : le Pixel Bar, métro Pont Neuf. Sympa, détente mais plutôt intimiste, une liste de mojitos longue comme mes 2 bras mis bout à bout. Je n’arrive pas pile à l’heure, ça va de soi : je commence à connaître les rouages. Heureusement du reste, puisque je reçois un texto : il est retardé au boulot. J’attends donc comme une conne, on peut le dire. Je commande pour me donner une contenance avant que le barman se demande à quel stade de désespoir je me trouve. Il finit tout de même par arriver, avec 25 minutes de retard, alors même que je me demandais à partir de combien de temps je devais accepter d’avoir été plantée.

Première impression (celle qui compte) : bonne ! Fidèle aux photos (ouf), je le trouve… à mon goût ! Plus de détails ? Grand – 1m80 – brun. Cheveux courts, T-shirt foncé (vert kaki), veste, jean noir, un bracelet en cuir autour du poignet droit (ça donne un côté « wild », je ne suis pas contre). Des bras qui me donnent envie de me blottir. Ce que j’apprends en fouillant un peu plus : ceinture marron de karaté, propriétaire dans l’ouest parisien, mais locataire à l’est de la capitale pour se rapprocher de son taf. Il est analyste de production : je n’ai rien compris bien sûr, pour faire court : c’est un geek ! Vulnérable comme je peux l’être dans ces moments-là, je détaille l’ensemble mais – horreur malheur - je ne regarde pas ses chaussures ! Grave erreur, ça ne me ressemble pas du tout ça.

Bref, nous discutons, reprenons un second mojito et j’essaie tant bien que mal de choper le max d’infos sur sa situation amoureuse actuelle et passée :
- Il a déjà acheté un appart avec une meuf avec qui il est resté 7 ans : le fameux appart de l’ouest parisien, qu’ils ont gardé… ensemble malgré la séparation. Mouais. Bof moyen.
- Il est sorti avec une Coréenne, donc il n’a clairement pas de fil conducteur physique ah ah.
- Sa mère habite loin et il ne la voit presque jamais : toujours un bon point de tenir la belle-doche à distance, you know what I mean les filles !

Quant à moi, je ne lâche aucune info. En même temps, il ne me pose pas de questions et ça me va bien comme ça : trop tôt.

Fin de la soirée : je fais un tour au pipi-room avec un double objectif :
1. Me re-pomponner
2. 2. Suresnes c’est loin, je ne tiendrai jamais la distance.
Le temps de remonter et il a déjà réglé l’addition. Il se la joue beau gosse… en même temps à 8, 50€ le cocktail, c’est une opération rentable en ce qui me concerne.
Puis il offre de me raccompagner dans les rues de Paris pour me protéger (!) et s’assurer jusqu’à ce que je monte dans le métro que je suis en totale sécurité. Il fait même référence à sa Maman pour me montrer à quel point il a bien été éduqué et comme il respecte teeeellement les Femmes.
 
Et là, l’air de rien, sur le quai ligne 1, il se penche vers moi et… me roule le palot du siècle ! Pas l’oscar du best kisser de la décennie, mais bon, vu mon propre palmarès, je n’ai pas le droit de me la jouer difficile.
Un premier métro passe :
- « Tu vas le louper je crois. »
- « Pas grave, je prendrai le prochain. »


Au suivant :
- « Celui-ci en revanche je le prends. Salut. »
 
Et hop, je me casse, pas peu fière de mon départ inopiné.
Voici très, très précisément ce qui me passe alors par la tête :
Je te vois arriver mon ptit coco : la façon dont tu me regardes - bien que ce soit extrêmement flatteur -, ta façon de m’embrasser, ton langage corporel… tes faux airs de gentleman… Tu veux me sauter, toi, hein ? Mais comme je ne t’ai pas proposé d’aller chez moi/chez toi, je n’aurai plus jamais de tes nouvelles. CQFD.
Et vraiment, sincèrement, j’en étais intimement persuadée. Quelle ne fut donc pas ma surprise lorsque je reçus un message un peu plus tard dans la soirée pour savoir si j’étais bien rentrée…

OK gars, tu marques un point.

Acte III – La consolidation


S’ensuivent un certain nombre d’échanges écrits jusqu’au calage du second rendez-vous, à savoir concrètement qu’est-ce qu’on fait ? Il remontait petit à petit dans mon estime jusqu’à ce que je reçoive la mornifle suivant : « Tu cuisines asiat ? » - sous-entendu « Tu cuisines pour moi Conchita, je mets les pieds sous la table et entre la poire et le dessert, l’air de rien… je te saute ! »
Je peaufine longuement ma réponse :
« Ah, désolée, je ne cuisine qu’après le 3ème rendez-vous. Mais je connais de très bons restos Thaï. »
Ça, c’est fait ! Je ne pensais pas avoir de réponse, mais là aussi il m’a eue : « Donc au 4ème ? Pfff !! Bon bah en attendant, resto… »
Je ne sais pas comment je dois le prendre… Nous nous retrouvons finalement pour la deuxième date dans un très bon petit Thaï parisien. Et un peu romantique au passage. Balades avant et après dans le jardin des Tuileries, entrecoupées de baisers enflammés, et il finit une fois de plus par me raccompagner à la station, en me tenant pas la taille. Je réalise au passage que je ne me souviens même pas la dernière fois où ça m’est arrivé. Triste. Il ne me propose pas de venir chez moi ou inversement.
Bref, il continue à marquer des points. Je cherche la faille et reste malgré tout en retrait : je ne saurais l’expliquer mais je me méfie. Quelque chose, dans son attitude et dans mon subconscient, m’empêche de m’enflammer. Le sixième sens de la femme en danger ? Maybe !

Il se passe ENCORE 2 semaines avant le troisième rencard et je trouve ça un peu bizarre qu’il ne trouve jamais de créneau dispo pour me voir. Ah ah, Inspecteur Bridget s’interroge :

c'est moi que voilà (inspecteur Bridget)
ah ça va être la joie (ouh ouh)
au nom de la loi (inspecteur Bridget)
je vous arrête là


Bon, j’ai de toute façon décidé de ne pas me prendre la tête alors je laisse pisser. Enfin… Je me connais, je sais pertinemment que je ne tiendrai pas très longtemps cette résolution.

Il n’empêche que le troisième rendez-vous est détendu – verre + dîner – et je le quitte en le taquinant un peu : « Tiens-moi au courant quand t’auras un peu de place pour moi dans ton emploi du temps de ministre… »
Sur ce, je le laisse sans nouvelles pendant plusieurs jours. Évidemment, ça marche puisqu’il revient vers moi, au taquet comme jamais ! Ah, le fameux « suis-moi je te fuis, fuis-moi je te suis », un grand classique qui a maintes fois révélé son efficacité.

Acte IV – Le dénouement

Le quatrième tête-à-tête point son nez et la grande question finit naturellement par se poser : est-ce que je le reçois chez moi – et donc, est-ce que je le laisse me sauter ? Pour rappel, hein, la dernière fois que j’ai cuisiné pour un mec, c’était L’Homme Millefeuille et ça ne s’est pas très bien terminé, comme nous le savons tous. Passons.
Je propose un resto, en me laissant toutefois la possibilité de terminer la soirée de manière plus intime…

C’était sans compter sur son annulation. Prétexte annoncé : une maladie digestive quelconque – dont je n’ai pas souhaité avoir les détails. Je doute de sa sincérité et en même temps je joue le jeu, puis je me venge en investissant dans une parure de bijoux - sautoir – B.O. – bague… Ne jamais se laisser déstabiliser. Jamais.

Du coup, je dîne avec Nono/alias Dr Love qui – une fois de plus – me secoue un peu les puces. N’osant pas aller contre la volonté de mon cher ami, je finis par me jeter à l’eau et propose un apéro chez moi. Il accepte très vite : il apportera une bouteille de Champagne. (Traduction pour les non-initiés : il a faim l’animal ! Et je ne parle pas que de l’apéro if you see what I mean.)

Je passe une bonne nuit, sereine et certaine d’avoir fait le bon choix. Je déchante au réveil : il a déjà annulé, il doit « aider des potes » ou je sais pas trop quoi. Tous ceux qui me connaissent bien vous le diront : le matin, j’aime pas trop qu’on me fasse chier, et ma réponse sera cinglante :
« Waoh… Tu sais, je vais finir par croire que tu ne veux plus me voir. Et si c’est le cas, il suffit de le dire c’est plus simple pour tout le monde. Désolée d’être un peu cash mais j’aimerais bien savoir où je vais et à quoi m’attendre… »
Et hop, prends ça. Réponse 2 heures plus tard : « Pourquoi tu penses que je ne veux plus te voir ? C’est ridicule. »
Ok, je me calme, il annule ses potes et on se verra bien le soir-même.

Il arrive chez moi à 22H pétantes alors que je trépigne (c’était prévu mais c’est tard quand même), et à peine entré il me saute dessus, un peu comme la famine sur le monde. La réaction ne se fait pas attendre : hey, écoute-moi bien lapin (spéciale cace-dédi), je ne suis pas une femme facile au cas où tu ne l’aurais pas remarqué ! On va peut-être se boire un ptit truc histoire de se mettre en jambes, hein ? Enfin… me mettre en jambes puisque semble-t-il il l’est déjà, et je ne parle pas que des jambes.

Je nous sers un verre et nous nous installons sur le canapé. Je reviens sur mon pétage de plombs du matin pour obtenir des réponses à mes questions.

Extraits :

Moi, naïvement : Qu’est-ce que tu attends de nous ?
Lui : Rien.
Moi, dubitative : C’est-à-dire ?
Lui : Ben tu sais, j’ai beaucoup été en couple et je ne suis pas trop dans cet état d’esprit, là.
Moi : (Silence)

Je ne sais pas bien ce qui se passe dans mon petit cerveau de blonde à ce moment précis, mais ça carbure grave, et j’ai une question qui sort toute seule. Une question que je me pose à vrai dire depuis un bon moment.

Re-moi : Et… y a d’autres filles ?
Lui : Ben… Oui.
Moi, accusant le coup : Merci pour ta franchise.
Re-moi, en mode warrior genre Bridget VS l’univers masculin tout entier : Je ne sais pas comment vous pouvez faire des trucs pareils. C’est vraiment dégueulasse ! (Je continue dans la même trajectoire et je me défoule vraiment – ça fait du bien)
Lui : Pourquoi, tu n’as pas rencontré de mecs toi depuis qu’on se voit ?
Moi, passablement énervée : Euh, non !!! Je suis monogame, et un peu monomaniaque aussi d’ailleurs. (Je pense qu’il n’a pas compris la subtilité, mais c’est pas grave, je n’étais plus à ça près.)
Lui, ne sachant pas quoi dire ni faire : (Silence)
Moi, sonnant le glas : Je te le dis tout de suite, il ne va rien se passer, ni ce soir ni jamais. Je ne peux pas faire ça. Alors tu vas remettre tes baskets, reprendre ta bouteille, et rentrer chez toi. »

22H24 – Il aura tenu 24 minutes.

Hey, c’est pas un peu girl’s power ça les ptits loulous ?! Je l’ai raccompagné jusqu’à la porte de l’immeuble : il faut un code pour sortir et je ne voulais pas le lui donner, question de sécurité pour les autres femmes vivant dans ma résidence. Une fois à la porte, il me fait une tendre bise sur la joue en me tenant le visage avec ses mains :
« On a passé de bonnes soirées quand même. T’es une chouette fille. »
Tiens, tiens, j’ai déjà entendu ça quelque part… Mais barre-toi ! Ah au fait, l’arrêt de bus est juste en face de celui où tu es descendu à l’aller.

Conclusion

« La femme sera toujours le danger de tous les Paradis. » de Paul Claudel

Même pas mal ! Je suis fière de ma répartie et de mon flair : dans la mesure où je ne me suis jamais emballée, je n’ai pas souffert. J’en ai même ri, j’ai débriefé avec la Terre entière. Bref, il a pris cher. Sans compter que… en fait, y a plus de bus à cette heure-là chez moi : il a dû mettre 3 heures pour rentrer chez lui… Ah ah !!!

Last but not least…

J’ai gardé la bouteille ! XD

lundi 9 juillet 2012

Paris me… VIP !

Jeudi soir dernier. Sous une pluie diluvienne, les petons qui glissent dans mes Tropéziennes argentées, je rejoins mon amie et bloggeuse N., l’illustre créatrice du blog : Harper & Cie, adresse que je ne peux que vous recommander, et encore plus si vous avez un petit bout d’chou à la maison : http://harperandcie.com 
Il regorge de belles photos, de supers idées pour vos chères têtes blondes, de bons plans meufs et de bons plans Mamounettes. En fait, il est à son image : créatif, inventif, sentimental, choupinou tout plein, émouvant, et plein de choses encore. Allez-y et jugez par vous-mêmes !
(Voir ci-dessus N., l'artiste bloggeuse en pleine ébullition :-))
Via son blog chéri, elle a été invitée au vernissage de « Paris me », dans un bel hôtel tout près du Musée du Louvre et de la boutique phare de notre Dieu à toutes, à savoir bien sûr Christian Louboutin. 
J’avais beau avoir froid et avoir accessoirement passé une bonne semaine de merde, j’ai retrouvé instantanément le sourire et ma bonne humeur légendaire grâce à l’addition suivante :
jolie amie adorée + buffet chargé + punch tout aussi chargé + parterre de bloggeuses parisiennes branchées + jolies, très jolies toiles au mur.

Le thème ? Paris of course ! What else ? Et plus précisément la Tour Eiffel, LE symbole absolu de notre chère (dans tous les sens du terme) capitale.
Et les symboles, Marcella (qui écrit) et Pépée (qui dessine) connaissent bien : chaque toile est un clin d’œil subtil aux grands artistes qui font Paris : de Space Invader à Coco Chanel, de Louis Vuitton aux danseuses du Crazy Horse. Le style graphique est épuré et audacieux, le ton est décalé et tellement poétique. Bref, « Paris me » est le rayon de soleil de la journée, celui qu’on n’attendait plus et qui fait du bien, tout simplement.
Au rayon adultes, j’ai un coup de cœur pour « Paris m’obstine » :

Je fais le point avec N., très intéressée par le coin enfants, le « Paris me des kids », et pas seulement parce qu’il regorge de friandises plus intrigantes et régressives les unes que les autres : Chamallows en forme de cônes de glace ou autres Smarties présentés dans des verrines…

Nous élisons nos dessins chouchous, et je ne cache pas (c’est le cas de le dire) ma préférence pour « Paris me cache-cache », trop mignon :

Canapé dans la main gauche, punch dans la main droite – on est décidément pas mal à l’hôtel Le Crayon y a pas à dire – nous remplissons le livre d’or puis rencontrons officiellement les 2 créatrices à l’honneur aujourd’hui. Elles sont accueillantes et accessibles – comme nous – sympas et talentueuses – comme nous quoi.

Nous échangeons sur nos blogs respectifs et promettons de nous donner des nouvelles rapidement (mission déjà accomplie). J’ai subitement l’impression (fugace hein, pas de chevilles enflées) que nous sommes des bloggeuses… influentes – oh merde, le mot est lâché !  Youpi !!!
Ce soir, c’est sûr, je rentre l’esprit léger : Paris me VIP !

**Merci à N. d'avoir pensé à moi pour cette sortie filles ! On en fera plein d'autres, hein ?

mercredi 4 juillet 2012

Capillairement vôtre

Je suis malheureusement un peu plus silencieuse sur la toile depuis quelques semaines. Et pour cause : outre quelques problèmes familiaux et une rencontre inopinée avec un homme - Oui, oui, un vrai… Enfin, jusqu’à preuve du contraire J Il faudra bien qu’on en parle à l’occasion d’ailleurs - j’ai aussi et surtout entrepris mon propre tour de France. 

A savoir :
-         Week-end à Annecy-Cluses les 16-17 juin
-         Week-end en Bretagne les 23-24 juin
-          Week-end à Royan les 30 juin-1er et 2 juillet

Puis à venir :
-          Week-end à Aix les 7-8 juillet
-          Week-end à Mâcon les 4-5 août
-          Week-end à Dijon les 1er-2 septembre

Ouf !
Pas de « vraies » vacances estivales mais un été ponctué de petites escapades qui font du bien au moral, un peu moins au portefeuille en revanche, maudite SNCF !

J’ai pu constater malgré moi qu’à chaque région française son résultat capillaire : en ce moment de toute façon, je n’arrive à rien. Que voulez-vous ? Théoriquement mes frisottis se lissent en cette saison supposée sèche et chaude... Oui mais voilà, Paris a revêtu son manteau pluvieux, orageux, humide et ma choucroute n’en fait qu’à sa tête – c’est le cas de le dire ! Bref, ce n’est pas beau à voir.

L’avantage quand on a les cheveux bouclés, c’est que l’on bénéficie des prévisions météo en temps réel, sans besoin de consulter quelque site/émission que ce soit. Disons simplement que si le matin au réveil je sens les bouclettes poindre (surtout sur le devant de la tête), c’est mort, il va pleuvoir. Si en revanche je ne boucle plus, mais alors plus du tout, et que mes cheveux sont raides comme des piquets/spaghettis/cure-dents/Kate Moss qui aurait séché au soleil, c’est clair, il fait froid et sec. Inutile de vous dire que cet état capillaire est absolument rarissime : deux recensements à date – New York hiver 2009 et Paris hiver 2011 – périodes durant lesquelles je me suis très clairement pelée les miches.

J’ai bien tenté un rendez-vous de dernière minute chez le coupe-tiffes mais victime de son succès – amplement mérité ma foi – ma coiffeuse n’a pu honorer ma demande. Il va falloir gérer jusqu’au… 19 juillet, date de mon espérée et très attendue résurrection capillaire.

D’ici-là, faisons un point perruque à date :

Pire résultat obtenu, et de très loin gagnant sur la liste : la Bretagne (suivie de près par Royan tout de même). Les embruns, l’air marin, la brumasse dégueulasse : j’avais une touffe à la Jackson Five, version blondinette des Hauts-de-Seine en villégiature. Dans ces cas-là, il n’y a rien à tenter, il vaut mieux laisser faire la nature mais essayer de rattraper la catastrophe en multipliant les barrettes – merci les petits achats H&M et Moa qui me sauvent la life.

Meilleur résultat relevé : Annecy. Il y faisait très beau et très chaud, ce qui est tout simplement parfait. Si ce n’est que du coup, j’ai pris un petit coup de soleil sur le crâne. Je plains d’ailleurs tous ces gens qui me voient de dessus – à savoir en fait à peu près l’ensemble de la population française étant donnée ma petite taille - : faites-moi signe si ça pèle quand même, faudra bien faire quelque chose.

Quoi faire ?... Rien pardi ! Il ne faut plus lutter : je dois composer, quels que soient les présents génétiques de Dame Nature. Je laisse donc mes cheveux prendre le pouvoir.
En attendant j’interprète : cheveux ou mecs, ils sont indisciplinés, c’est un fait. Et jusque-là, je n’ai pas eu plus de chance avec les uns qu’avec les autres... Peu importe, dans les deux cas je garde espoir : je n’ai pas dit mon dernier mot.
Nul besoin de couper les cheveux en quatre ou de se faire des cheveux blancs : le jour où j’en aurai ferré un, ça nous défrisera tous !

Cherchez Bridget

Ma photo
Je suis une femme. Et ouais, plus de « Hé Mademoiselle » qui traîne : à 30 ans, je suis passée du côté obscur de la force. Je suis blonde. Oui, oui, une vraie, à l’état naturel. Avec tout ce que ça comporte comme préjugés. Ma meilleure défense et en même temps mon meilleur plan d’attaque : le classique : « hum, c’est mon côté blonde », valable en toutes circonstances, avec en option le doigt sur la bouche pour le côté naïve-coquine-irrésistible. Pour le meilleur et pour le pire. Parce qu’il faut souffrir pour être blonde, ça se travaille et ça s’entretient Madame, j’vous le dis moi. Je suis célibataire. Un peu. Souvent. De façon récurrente. TOUJOURS. TOUT LE TEMPS ! Ok, ok, je suis un cas désespéré. Je suis drôle bien sûr. Et j’assume. BREF, JE SUIS BRIDGET ! Quand j’ai commencé à écrire ce blog, j’avais simplement envie de partager mes mots et mes maux, comme une thérapie. Maintenant, c’est BEAUCOUP plus que ça : c’est mon petit coin de paradis, c’est mon grand plaisir, c’est ma fierté. Alors « come on in » : ris, pleure, râle, aime-moi, insulte-moi, mais surtout, surtout : amuse-toi autant que moi !!!