lundi 20 février 2012

À ma place



Ses mains, ses caresses voluptueuses.
Ses gestes sûrs, précis, maîtrisés.
Sa parfaite connaissance de mon anatomie.
Sa voix douce et ensorceleuse.
Son odeur, délicate mais  virile.
Son souffle chaud sur ma nuque.
Son regard rassurant et pénétrant.
Sa respiration calme, calée sur la mienne.
Son haleine subtilement mentholée, une invitation au voyage.
Nos positions étonnantes et inattendues.


Il éveille en moi les pires instincts primitifs... Souvenirs de la nuit avec mon dernier amant ? 
Diantre non : ma dernière visite chez l'ostéopathe !
Il n'y a rien de plus sensuel qu'une séance de manipulation avec un ostéopathe sexy. Rien. Et en plus d'être mignon, il est efficace et pas cher. Mais comme la fourmi, je ne suis pas prêteuse, vous n'aurez donc jamais ses coordonnées. Il est à moi. Na.
   
Je me garde le plaisir coupable de fantasmer sur sa propre personne lorsqu'il pose ses mains sur moi.
Je me garde ce petit rictus de plaisir qui barre mes lèvres quand il me masse la tête.
Je me garde ces soupirs étouffés lorsque ses mains douces et chaudes effleurent mon pubis, la cambrure de mes reins, la naissance de mes seins.

Pas d'alliance ? C'est une chance !
Je profite de la fin de la séance pour échanger quelques banalités sur les prochaines vacances, et je constate avec ravissement que nous partons en Thaïlande à seulement 2 tout petits jours d'écart. Je parle de "notre" programme : "Ah oui, je pars avec ma meilleure amie" me semble-t-il utile de préciser. Je l'entends en retour me décrire "leur" programme, sans précision aucune dans son cas... 
Je suis blonde, certes, mais pas sotte : je saisis bien l'allusion : mon ostéopathe me remet à ma place, les vertèbres, les intestins, les cervicales, les ardeurs et le reste !


jeudi 16 février 2012

Silence radio !

Je n’ai pas d’excuses bien sûr. Mais après tout, merde alors, c’est mon blog et je fais ce que je veux, donc si, j’ai bel et bien un paquet d’excuses :

Je suis malaaadeee, complétement malaaadeee, et ce depuis dimanche. Mon médecin généraliste préféré, après s’être inquiété de savoir si j’avais ENFIN trouvé un mec (ma mère l’a-t-elle appelé discrètement dans mon dos ?!), s’est occupé de ma gorge en feu et de mon nez en patate.
Je passe donc mes soirées allongée sur le canapé, en pyjama roudoudou, sous mon plaid et ma pile de Kleenex Balsam (spécial petits nez sensibles comme le mien), à fond dans la saison 2 de Gossip Girl. Comme je peux faire plusieurs choses à la fois – je suis une femme je vous le rappelle – j’organise aussi mon voyage en Thaïlande (plus qu’un mois jour pour jour, yala !) et je me fais des inhalations matin et soir.

Bref, mon appart sent le Vicks Vaporub et la vieille biquette renfermée. Je me suis sentie plus sexy, je l’avoue.
Mais rien, non rien, ne saurait me détourner de tous ces jeunes hommes qui jouent dans cette série pour midinettes blondes super-goalées et super-riches (comme moi dans mes rêves), même pas les 53 pilules que je prends tous les jours pour me soigner.
Je fantasme tour à tour sur chacun d’entre eux, parce que franchement, ils ont beau avoir 17 ans, faudrait être difficile ! Et puis… j’ai que ça à faire anyway.
Et quand je ne suis pas chez moi à faire du gras (entendons-nous bien, je suis malade, j’ai le droit de m’enfiler des plaquettes de Lindt chocolat noir-fleur de sel, de Crunch, de Milka noisettes entières dans n’importe quel ordre et en n’importe quelle quantité), je suis chez le médecin.
Le trou de la sécu ? C’est moi, cherchez pas. Entre le généraliste-clone de mes parents, le médecin pour mon bidou (très mignon), l’ostéopathe (très très mignon, faudra qu’on en parle d’ailleurs), et le gynéco, je visite plus de salles d’attente que de salles de cinéma/sport/massages privés confondues.

Tiens, en parlant de massages privés, parlons de ma vie privée :



Voilà, c’est fait !!! Y a rien à dire pour la simple et bonne raison… qu’il ne se passe rien. No comment.
Ma dernière relation sexuelle date du mois d’août dernier ? No comment.
Je n’ai jamais eu de nouvelles des 2 derniers mecs avec qui j’ai eu un coït – 2 en 2011, dois-je le rappeler ? No comment.
Je n’ai aucune target à ce jour, AUCUNE. No comment !

Heureusement, je vous ai chers lecteurs.
Heureusement, je me barre dans un mois avec mon acolyte préférée.
Heureusement, je passe le week-end avec ma sœur dans le Sud de la France, au soleil.
Heureusement, le redoux est là.

vendredi 3 février 2012

Ça pique !


Exit les élections présidentielles, le naufrage du Costa Concordia, l’agence de notation, la chandeleur, le triple A, la TVA et le reste. On ne parle plus que de ça : la vague de froid polaire qui a envahi la France.
Ce matin, tandis que le vent glacial fouette mon visage, j’examine les personnes qui plient sous le poids des températures hivernales, et je me dis que ça y est, j’ai moi aussi tous les symptômes de la blonde qui se pèle les miches :
- Petit nez tout rouge, qui goutte constamment, ce qui implique un  nombre incalculable de mouchoirs usagés, glissés dans toutes les poches possibles et imaginables : poches du sac à main, poches du manteau, poches du jean, poches du sac de sport, toutes les poches quoi.
- Yeux brillants, humidifiés par le vent du nord. Mais éclairés par ce joli soleil qui aide à faire passer la sensation tenace de se trouver sur la banquise.
- Cheveux raidis, électriques. Aux chiottes les anglaises à la Rabbi Jacob, welcome les tiges.
- J’ai ressorti ma doudoune-sarcophage marron. Elle est moche, clairement. Même moi je le sais. En revanche, je n’ai pas froid. Et la bonne nouvelle, c’est que si je me ramasse, je rebondis. Fini le sexy à mort, voilà la mort du sexy.
- Mes petites mains sont complètement gercées, j’ai toujours un tube de cold cream à proximité. Même combat pour la peau sèche de crocodile : ça gratte !
- Je suis emmitouflée dans des gants en peau (En peau de quoi, d’ailleurs ? Je ne préfère pas le savoir !) et dans l’écharpe en vraie laine tricotée par ma Mamie. Je suis une VIP de l’écharpe. Je me rappelle ce qu’elle nous disait toujours à ma sœur et à moi quand nous étions enfants : « Serrez-vous le kiki ! ». Leçon retenue, merci Mamie.
- Je rentre la tête dans les épaules, je suis toute crispée.
- Je superpose collants et chaussettes dans mes bottes.
- J’ai une envie irrépressible de pisser. De pisser. De pisser.
- Mes douleurs de petite vieille se réveillent : le poignet, cassé il y a 3 ans, et le doigt bien sûr, déchiqueté il y a… ouh… plus de 20 ans. Mais il reste excessivement sensible.
- Je passe des heures à choisir LA tenue qui me tiendra suffisamment chaud sans ressembler à un bibendum.
- Je mange chaud ET gras, gras ET chaud, pour compenser la déperdition de chaleur. Crêpes au Nutella et alcool à volonté, telle est ma devise.

Dernier symptôme, et pas des moindres : je me lève tous les matins en me disant que je voudrais pouvoir rester chez moi sous la couette avec un bon bouquin, ou emmitouflée dans un plaid Ikea devant ma télé, une tasse de tisane à la main…
Malheureusement, je suis là, à demander aux gens comment ils vont, et à entendre inlassablement la même réponse… : « Fraîchement ! ». Ben ouais, je te le confirme : « Fraîchement ! »

mardi 31 janvier 2012

VDM


C’est bien connu et nous partageons toutes et tous ce point : le lundi est par définition une journée sans : reprise du boulot, obligés de se lever tôt après un week-end de grasses mat’ (en gardant en tête que ça va être comme ça pendant 5 jours). Le lundi, c’est pourri. Basta.
Et parfois il y a des signes, de ceux qui nous indiquent qu’au-delà du « standard pourri », ce lundi va être… vraiment merdique !
Preuve en est hier :

Je décide de prendre ma bagnole et je trouve une superbe place, à quelques mètres de mon bureau. Youpi, même pas besoin de créneau, sympa de m’épargner à 8H30. Vite fait, bien fait, je sors de ma petite Clio adorée, et prends le chemin du bagne. On m’interpelle :
« Madame, Madame ! »
1.    C’est Mademoiselle, connasse ! - je le pense très fort mais j’ai un minimum d’éducation alors je le garde pour moi. )
2.      Me fais pas chier dès l’aube, j’ai un métier, moi.
Elle : « C’est inadmissible ce que vous venez de faire ! »
(En prenant un air méchant de Cruella dans son manteau de fourrure, elle me fait même les yeux noirs – pas difficile avec la tonne de khôl qu’elle a osé se mettre ! Elle ne sait pas qu’à partir de 45 ans, faut y aller mollo sur le make-up pour ne pas ressembler à… ça ?)
Moi : ??!!
Elle : « Vous venez de me voler la place, alors que j’ai fait demi-tour en plein milieu de la rue pour la prendre, j’étais devant avec mon clignotant ! »
(Rectificatif de l’auteur de cet article : en effet, elle n’était pas loin, sauf que je l’ai vue la première cette satanée place, et que j’y étais déjà quand elle est arrivée avec sa Fiat 500 dernier modèle, vous savez, blanche avec les rayures aux couleurs du drapeau italien.)
Moi : « Oh, je suis désolée madame, je ne vous avais pas vue. »
(Tête de vierge blonde effarouchée perdue et innocente.)
Elle : « Vous rigolez ? »
(Note de moi-même : bien sûr que je rigole, qu’est-ce que tu crois ma grosse ? Que c’est facile de dégoter une place dans le 17ème à quelques mètres de mon taf, sans avoir à faire de créneau, et que j’ai tellement la tête dans le cul que je ne t’aurais pas vue ?! Mais oui, je t’avais vue, je t’ai juste… ignorée ! Et ouais.)
Moi : « Non, je suis désolée, je ne vous ai vraiment pas vue... »
(Devenue experte en mensonges éhontés depuis que j’ai commencé à travailler dans la relation client, c’est une déformation professionnelle en quelque sorte. Complètement indépendant de ma volonté, ça va de soi.)
Elle : (Se casse.)
Moi : (Oh putain, elle est capable de me taper, ou pire (!) de rayer ma caisse.  Bien sûr, j’ai fait le tour du propriétaire sur la pause déj, ouf, aucun dégât.)

Bon, la journée commençait mal, y a pas à dire.

Au boulot : reprise du rythme infernal, je relis la to-do list que je fais tous les vendredis soirs en partant et je me bénis de le faire parce qu’autrement, j’oublierais les ¾ des tâches à accomplir.
10H10 : Mail de la cliente. Traditionnel déballage de demandes, des lignes et des lignes de points à débriefer aux équipes créatives. Génial. En même temps, tellement habituel que j’envisage d’imprimer tranquillement le message et décortiquer un peu le tout avant de me lancer. Mais là, ô stupeur, j’explose de rire ! Ma tendre et bien-aimée cliente souhaiterait avoir le retravail pour… 11H !
Mais bien sûr, et tu veux pas 100 balles et un Mars aussi ? Je rêve de pouvoir lui répondre la chose suivante : « Cliente, il est 10H10… ». Et non. Je dois faire le tout pour 11H pétantes, en courant dans tous les sens (le pire, c’est que je suis sûre qu’elle a beaucoup plus de marge que ça, mais que voulez-vous, je suis fournisseur), et en reportant ce que j’avais prévu de terminer. J’y arrive évidemment (ai-je le choix ?) et je me dis que décidément, la semaine commence bien mal. Et qu’il est sérieusement  temps d’organiser un « vis ma vie » avec mes clientes.

Fin de journée. Première arrivée ce matin, je ferme l’agence ce soir. Super ! Dans le genre j’ai pas de vie, je fais fort aujourd’hui. Je retourne à ma voiture et là, bim, non pas une, mais DEUX prunes ! Je ronchonne, je sais que c’est le jeu, mais je ronchonne quand même.

19H11 : Je me gare en bas de chez mon amie A. Soirée filles pour fêter sa promotion. On bitche (bien évidemment, ce ne serait pas une soirée filles sinon !), on parle de nos tenues pour le prochain mariage, chacune raconte ses dernières péripéties histoire qu’on se mette à la page et qu’on échange, tout simplement. Le tout en dégustant quelques petits verres de rouge…
Peut-être que la journée avait mal commencé, mais elle se termine très, très bien, en mode Sex And The City. Effacés les mauvais souvenirs de ce lundi de merde, ce qui compte, c’est ce qui se passe maintenant. Ce qui compte, c’est de me coucher… avec le sourire !



samedi 28 janvier 2012

Dès l’aube...

7h19
Ce samedi matin, après une semaine de dur labeur, je suis en route pour le déménagement de mes amis à Gare de Lyon. J'ai beau être matinale, inutile de vous dire que j'ai (très) mal. Et encore, je ne me plains pas (trop) parce que je suis du matin.
Bref.
J'aime bien ce moment de tranquillité absolue avant le réveil de tous les flemmards. Celui qui précède le rush de la vie parisienne. Le calme qui règne dans le bus. Tous ces gens, endormis comme moi, travailleurs besogneux ou lève-tôt accomplis. Des fantômes. Des zombies. Des spectres.
Pas besoin de lecture à cette heure-ci, je profite du voyage pour me réveiller sereinement et j’observe à travers la vitre…
Je constate que le boulanger est sur le pied de guerre, pain chaud et viennoiseries qui diffusent d’ores et déjà leur douce odeur.
Je vois que le ménage est en cours chez le coiffeur, bien avant que les clients y laissent leurs cheveux/leur empreinte/leurs traces/leur ADN.
Je remarque que les employés du petit Casino ont entamé leur mise en rayon.

J'ai cette sensation de voler un moment à la nuit, d'en profiter pour me blottir contre elle, me recouvrir de son manteau, m'imprégner de sa noirceur. Elle a quelque chose de dangereux et d’apaisant à la fois.

Mais pour me réveiller (parce que malgré tout, les cartons m’attendent ! ), je hoche furieusement la tête et mon pied bat la chamade au son de LMFAO, David Guetta, Beyoncé et acolytes, à fond dans mes écouteurs. Il faut envoyer du pâté pour arrêter de bailler, c’est comme ça, et c’est tout.

Au fait, je n'ai pas fait de déménagement depuis le mien, en mai 2009 ! Le temps passe si vite que c'en est effrayant, ça me fait tourner la tête.
À moins que ce ne soit la fatigue et l'hypoglycémie  :-)

lundi 23 janvier 2012

Que de la gueule !


Je vous rassure, je n’ai pas attendu d’avoir 30 ans pour le comprendre : les mecs n’ont que de la gueule, et ça ne va pas en s’arrangeant.
Exemples ? Ben bien sûr, je ne prends pas mon plus beau clavier UNIQUEMENT pour écrire 2 lignes d’une banalité affligeante ! J
Allez, je donne tout :

Exemple n°1 : Le collègue qui me trouve « toujours au top » (Sans doute parce qu’il ne m’a jamais vue au réveil)
Après quelques échanges de mails avec moults compliments (cf mon article : 
http://ilfautsouffrirpouretreblonde.blogspot.com/2011/12/le-traditionnel-message-de-fin-dannee.html), répartis sur un mois environ, RAS. Certes les rapports sont plus détendus et un peu plus personnels, mais c’est tout ! Pas de passage à l’action, pas d’efforts de son côté. Alors je veux bien semer des petits cailloux, mais ça va finir par être des bribes de miettes, de la poussière de caillasse. Je suppose qu’être fraîchement divorcé, avec un garçon de 10 ans dans les pattes, et avoir 10/15 ans de plus que moi n’aident pas, on est bien d’accord. J’imagine aussi que travailler ensemble est un frein conséquent. Pourtant, qui ne tente rien n’a rien… Remember that.

Exemple n°2 : Le collègue qui me trouve charmante
Le fameux expéditeur du message suivant :
Intitulé du mail : « Je vous trouve charmante mademoiselle »
Contenu du mail : « Ta nouvelle coupe te va très bien »
(cf mon post : 
En v’là un qui n’a jamais répondu à mon mail. Tu m’étonnes ! Et pour cause : voici les détails d’une conversation que j’ai eue avec mon amie/collègue en début de semaine dernière lors d’un de nos déjeuners en mode « gossip time » :
Moi : Je lui raconte tout pour avoir son avis.
Elle : «  Ben il est gonflé quand même. »
Moi : « ??? »
Elle : « Il est quand même marié et il a des enfants ! »
Moi : « ???!!! »
OK, bravo. Inutile de vous dire qu’il a été aussi vite oublié le gredin.

Exemple n°3 : Fab - OVS
Le jeudi 12 janvier, pendant la soirée OVS (OnVaSortir), j’ai marqué des points auprès d’un certain Fab, qui m’a fait de plaisants compliments (cf l’article : 
Il est très gentil, pas de problème là-dessus, mais je ne suis pas intéressée, c’est comme ça, ça ne se commande pas. Cela ne m’empêche pas d’échanger quelques messages, d’autant plus qu’une autre soirée était prévue vendredi dernier, même endroit, même organisatrice. Je n’hésite pas une seconde à m’inscrire. Constatant qu’il ne le fait pas, je lui envoie un mail pour le prévenir et savoir s’il venait. Réponse : il se tâte, faut voir, il ne sait pas. Bref, je le vois venir à 4 km l’animal : il voudrait que le supplie de venir. Dommage ! Je n’ai pas répondu du coup, et le lendemain, ça n’a pas loupé, j’avais mon message de relance du genre « Ben tu ne réponds plus… ». Et non, c’est la life mon grand ! Moi j’y vais à cette soirée, toi tu vis ta vie, I don’t care.
Et finalement, il était là vendredi ! Ah les mecs, les mecs, les mecs. Je ne comprendrai JAMAIS rien.

Exemple n°4 : Ludo - OVS
Jeudi 12, toujours à cette soirée OVS, il y avait un mec qui m’a un peu tapé dans l’œil, Ludo. On n’a pas pu vraiment discuter, les positions géographiques n’aidant pas. En revanche, il a eu la bonne idée de se pointer vendredi, et là, ça l’a bien fait. On a beaucoup parlé, je crois que le rapprochement était évident, en gros, on a un peu passé la soirée ensemble. Je le sentais bien donc. J’espérais avoir un petit mot ce week-end, but… no news… la loose !
En même temps, pour une raison qui m’échappe, j’ai eu beaucoup de succès vendredi soir… Les phéromones ? L’association short-bottes (en soldes) ? La nouvelle coupe ? Les effets de la gym sur ma silhouette ? Je ne peux pas répondre, mais ça fait beaucoup, beaucoup de bien à l’égo ! My modjo is back baby !
Oui, sauf que Bridget est un peu difficile et n’aime pas que des mecs qui n’ont pas eu l’autorisation officielle se permettent de me toucher. Ça me dégoûte… Et comme j’aime garder le contrôle, je préfère décider de qui a le droit de m’effleurer/de danser avec moi/d’essayer de me choper/de me peloter. En l’occurrence, comme vous l’aurez compris, une seule et unique personne aurait obtenu l’agrément : le fameux Ludo. Mauvais point pour moi : il m’a vu remballer un paquet de gars, ce qui peut l’amener à conclure que je n’ai pas envie d’être emmerdée. Du tout. Par qui que ce soit. Lui compris. Oh merde !
Le plus affreux, c’est quand même cette vieille phrase que j’ai balancée au moment de partir ! Le genre de débilité que tu ressasses ensuite toute la nuit en te disant que t’es vraiment nulle et tellement pas inspirée : « On se croisera peut-être au marché de Suresnes ? » ?????!!!!! Que de la merde, je vous avais prévenus. Intervention pourrie, et je n’ai même pas l’excuse de l’alcool : j’étais en voiture, donc sobre. Et pas fière de ma prestation, clairement.
(Tout ça, c’est de sa faute : pendant notre grande conversation, il m’a parlé de la Médiathèque en m’en chantant les louanges, alors forcément je ne me suis plus sentie !)

Le profil ? 32 ans. Grand. Brun. Mince juste comme il faut. Propre sur lui. Galant. Drôle. Chef. Pas chef pour le fun, moi-même je pourrais dire que je suis chef dans l’absolu. Non, plutôt en mode « Oui, chef ! » puisqu’il est dans la restauration, spécialité : chef pâtissier. En train de monter sa propre boîte dans le 8ème. Habitant à 2 pas de chez moi (pour de vrai). Un scooter et une voiture (c’est bien, j’aime avoir le choix).
Le hic ? Bien sûr, il y en a un. Il y en a toujours un. Il est fraîchement divorcé. Et Papa de deux petites filles. Je le savais, parce qu’en bonne chasseuse, je m’étais renseignée sur son profil. Il a eu la bonne idée de le glisser assez rapidement dans la conversation, ce que j’ai trouvé plutôt fair-play. Au moins, il annonce la couleur, c’est toujours mieux que de l’apprendre trop tard.
En même temps, dans la mesure où rien ne s’est passé / rien ne se passe dans l’immédiat, et puisque je décide de voir venir, pas d’inquiétude.
Je ne sais pas quoi faire, donc je ne fais rien ! Je déteste être indécise pourtant. J’hésite à envoyer un petit mail platonique version « Tu es bien rentré ? C’était vraiment sympa vendredi. ». Le genre d’idiotie qui n’engage à rien mais qui me rappellerait à son bon souvenir… Ou laisser pisser, en espérant qu’il fasse le premier pas. Faire un travail de fond sur moi et patienter, patienter. Une résolution que je n’ai pas prise pour cette nouvelle année, pour la simple et bonne raison que je suis persuadée de ne pas la tenir. Il faudrait pourtant : ma Sœur me racontait hier qu’elle avait aussi une target OVS, et que ça traînait depuis… septembre… sans qu’il ne se passe rien !!! Comment elle fait ?! Je devrais prendre exemple.

Tout ça pour dire que bizarrement, dès que j’ai un coup de cœur (et là c’en est un, ça fait un petit moment que ça ne m’était pas arrivé, c’est bien !) je perds tous mes moyens.
Une chose est sûre : je ne veux pas l’effrayer l’animal, et c’est la raison pour laquelle je me demande si je ne vais pas laisser tomber le mode chasse pour passer en mode… cueillette !

jeudi 19 janvier 2012

Point « vœux »


« Tous mes vœux… » BLA BLA BLA BLA. Tous les ans, c’est pareil : il faut rédiger ses vœux. Quand il s’agit de remercier les oncles et tantes d’avoir joué au Père Noël, c’est une chose. Mais quand il faut se taper les cartes des 360 clients, merci l’arnaque. En tant que directrice de clientèle qui anticipe et qui surtout souhaite économiser ses gentilles attentions envers ses clients, je fonctionne systématiquement de la manière suivante : je collectionne deux ou trois formules-clés que je glane à droite à gauche (souvent je les pompe de personnes extérieures qui sont, elles, inspirées) et je les copie-colle. Ni vu, ni connu. Merde quoi, le temps, c’est de l’argent. Sans compter que comme tout leur est dû, ces charmants clients ne remercient jamais. Jamais. Alors pas la peine de prendre la peine.
2012 n’échappe pas à la règle, et comme c’est la crise, j’ai vendu à ma boss de n’écrire qu’une carte par équipe et pas par personne. J’ai été convaincante (tu m’étonnes) et de ce fait, je n’ai rédigé que… 11 cartes, dont deux perso. La classe.

Point  « vœux »  à date :
Cartes de vœux pro : Check.
Cartes de vœux famille : Check.
Cartes de vœux/SMS/Mails perso : Pas Check.

Pour les amis les plus proches, soit ils étaient avec moi le jour J, soit nous nous sommes appelés / textotés très vite. Pas d’embrouille, tout roule.
Mais en ce début d’année, j’ai eu envie de me lâcher. D’envoyer des messages inopinés à des contacts (masculins)… perdus… de vue… et perdus... tout court !

Par ordre chronologique :
- Texto envoyé au dernier homme qui a daigné poser ses doigts (et le reste) sur moi : cf mon post « Parfaite Bridget » du 21 août 2011 : http://ilfautsouffrirpouretreblonde.blogspot.com/2011/08/parfaite-bridget.html
Euh, pas de remarque sur ces 5 mois de désert sexuel et sentimental, merci. Réponse dans l’heure. Il se plaint bien sûr : « Pour mes rêves, c’est pas gagné ». Un signe qui me fait dire que je n’ai décidément rien loupé, cette histoire aurait décidément été beaucoup, beaucoup trop compliquée.
PS : Et moi, mon rêve, c’était d’avoir de tes nouvelles après notre nuit passée ensemble. Mais bon. Chacun sa merde je suppose.
- Texto envoyé à Thomas : no comment. J’ai longtemps hésité et ça me faisait plaisir en un sens. Alors voilà, j’ai fini par me lancer un soir sur un coup de tête. Réponse dans les 48H (le temps de s’en remettre ?) : sympa et sans effusion. Exactement ce que j’en attendais.
- Mail à X, installé à l’autre bout du monde avec sa… femme.  Là encore, no comment. Sa réponse (une partie de sa réponse en tout cas) : « Ma résolution cette année est très simple : être heureux. Ne pas se laisser atteindre par les petits soucis, ne pas tjs chercher ce qu'on a pas, oser, décomplexer. Bref, enjoy right now ! Life is fucking short. Alors je te souhaite de profiter de chaque moment de la tienne! » Eh ben voilà un message positif et plein d’entrain qui me met en joie !  Exactement ce que j’en attendais.

Vous pensez que je suis folle, que c’est de la nostalgie déguisée ? Que, désespérée, de rage et d’ennui, je cherche à remettre le couvert ? Que nenni !
C’est plutôt comme si je me prouvais que ça ne me fait rien. Que je peux envoyer des messages à des mecs qui m’ont marquée sans ressentir de regrets, de haine, de tristesse, ni d’envie particulière. Non, rien qu’un échange standard en tout bien tout honneur. 

Cherchez Bridget

Ma photo
Je suis une femme. Et ouais, plus de « Hé Mademoiselle » qui traîne : à 30 ans, je suis passée du côté obscur de la force. Je suis blonde. Oui, oui, une vraie, à l’état naturel. Avec tout ce que ça comporte comme préjugés. Ma meilleure défense et en même temps mon meilleur plan d’attaque : le classique : « hum, c’est mon côté blonde », valable en toutes circonstances, avec en option le doigt sur la bouche pour le côté naïve-coquine-irrésistible. Pour le meilleur et pour le pire. Parce qu’il faut souffrir pour être blonde, ça se travaille et ça s’entretient Madame, j’vous le dis moi. Je suis célibataire. Un peu. Souvent. De façon récurrente. TOUJOURS. TOUT LE TEMPS ! Ok, ok, je suis un cas désespéré. Je suis drôle bien sûr. Et j’assume. BREF, JE SUIS BRIDGET ! Quand j’ai commencé à écrire ce blog, j’avais simplement envie de partager mes mots et mes maux, comme une thérapie. Maintenant, c’est BEAUCOUP plus que ça : c’est mon petit coin de paradis, c’est mon grand plaisir, c’est ma fierté. Alors « come on in » : ris, pleure, râle, aime-moi, insulte-moi, mais surtout, surtout : amuse-toi autant que moi !!!