lundi 18 avril 2011

Lundi 21 mars 2011 – 14H36


Je me suis endormie à la seconde même où ma tête a frôlé l’oreiller pour me faire réveiller en sursaut en plein milieu de la nuit par Maka, le chat des voisins venu nous rendre une petite visite inopinée. Tendue comme un string, je me suis redressée et ai aussitôt réveillé Aurél.
Et là, je lui sors un mythique : « Faut que je me remette, j’ai failli avoir une crise cardiaque » avant de l’aider (de très loin) à virer l’abominable créature (et encore nous sommes toutes les deux de grandes amoureuses des chats à la base, c’est pour dire mon niveau d’énervement sur l’instant). Ce qui ne m’a aucunement empêché de me rendormir dans la foulée.

Après tant de rebondissements, debout 7H ce matin, avec un objectif, et un seul : récupérer notre premier van. Ce qui était par ailleurs notre inquiétude principale pour ne rien vous cacher.
Je vous fais le topo : moi aphone, crachant mes poumons toutes les deux minutes. Aurél obligée de gérer toute seule et de faire la traduction. Mais tout ça n’est rien comparé à l’instant où nous avons vu arriver… l’ENGIN. Euh, ouais, c’est grand quand même, y a pas à dire. Le stress monte chez Aurél. Moi, je me sens plutôt excitée par la situation (conduire un gros engin ??) et du coup je me propose de me lancer. Finalement, ça m’éclate : conduite à gauche + boîte automatique + van couchette ! Et ouais, avec Aurél, on tente plein de trucs et on est des boss. Girls’power !
On retourne charger le van et faire quelques courses avant de prendre la route pour la ville de Rotorua, plus au centre de l'île du Nord.

Nos premières impressions « so far » :
- On est vraiment en vacances ! Yeah ! Les problèmes que nous avons en France y sont restés, et c’est tant mieux. Idem pour le boulot. Loin, très très loin.
- Les Néo-zélandais sont hyper gentils et ouverts. Souriants, à l’écoute. « How are you ? » où que tu ailles.
- C’est propre dans ce pays !
- Il y a plein de petits cafés trop sympas sur le bord de la route… Une bonne option pour notre déj ?
- Tout est hyper bien indiqué.
- Les paysages que nous traversons sont très verts et vallonnés. Peu d’habitants au kilomètre carré, c’est clair. Mais c’est beau. Reposant et vivifiant.

dimanche 17 avril 2011

Dimanche 20 mars 2011 – 22H40


Quelle arrivée fracassante à l’aéroport : je me suis littéralement jetée dans les bras de M, et nous avons pleuré de joie toutes les deux ! La matinée a été franchement bizarre, comme si on s’était vues la veille, et avec beaucoup de mal à réaliser que nous avions traversé la moitié du globe avec Aurél…
Mais au fur et à mesure de la journée, nous nous sommes senties… en vacances ! À prévoir la suite du voyage sous les conseils avisés de nos hôtes, à prendre une douche salvatrice (oh yeah !) avant de retrouver ma désormais célébrissime coiffure de Rabbi Jacob (taux d’humidité oblige, il avoisine les 85%).
Nous avons tout de même profité de cette première journée sur place et du temps splendide pour faire une visite du centre-ville d’Auckland (la CBD), déjeuner sur les quais tous les quatre et puis se balader au bord de la mer à Devonport, juste en face d’Auckland.
Les premières impressions sont excellentes, rien qu’aujourd’hui c’est magnifique et… serein. Oui, c’est le mot. Serein. Je comprends qu’on ait envie de vivre ici.

mardi 12 avril 2011

Dimanche 20 mars 2011 - Atterrissage à Auckland prévu dans un peu moins de 4H


Bon, ça y est, j'ai raccroché les wagons niveau jetlag. Plus que 4 petites heures avant de rejoindre - enfin - la terre ferme.
Je profite de ce laps de temps pour faire un point sur le contexte.
Pourquoi cette destination ?
Eh bien pour être tout à fait franche, depuis que j'ai vu la mythique trilogie du Seigneur des Anneaux (culte, un de mes films préférés), je rêve d'y aller. Et il y a un peu plus d'un an, ma meilleure amie M décide de s'y installer avec son homme, JB. Alors je saute sur l'occasion !
Nous nous connaissons depuis 13 ans (waoh ça ne nous rajeunit pas !). Et depuis 13 ans on a partagé nos premières fois, nos histoires d'amour, des deuils, des séparations, et avons évolué ensemble. Donc à l'autre bout du monde ou pas, il y a des amitiés qui ne faiblissent pas.
Et pour ces 3 semaines de folie, quelle autre formidable amie qu'Aurél pour m'accompagner ? Mon autre meilleure amie. Elle ne pourra malheureusement rester que 2 semaines, mais ça nous promet déjà bien des fous rires et des moments inoubliables, je le sens. Aurél, elle est toujours là, elle est tellement à l'écoute des autres. C'est aussi la fille la plus généreuse que je connaisse. On peut passer des minutes entières ensemble sans rien se dire (si, si, je le jure !) et ne pas être gênées. Je crois que nous avons bâti depuis 8 ans une superbe et inébranlable amitié.
Mais pour le moment, loin de ces considérations sentimentales, nous ne rêvons que d'une chose : une bonne douche ! J'ai l'impression de puer la vieille biquette et j'ai besoin de laver tous ces kilomètres parcourus.
Quand je pense que je vais sauter dans les bras de M et JB en arrivant... j'ai mal pour eux ! Je vais quand même faire le strict minimum par respect (lavage de dents, coup de peigne, parfum, poudre bonne mine). On n'est pas des chiens non plus ! :-)
Au programme de ce super voyage, deux semaines à la roots en van couchette (oui, il y aura des photos, et ça promet ! ), la première semaine pour l’île du Nord puis M et JB nous rejoindront pour le week-end. Ensuite, vol intérieur vers Queenstown, dans l’île du Sud, où nous passerons 4 jours, toujours à bord d’un (autre) van couchette.
Aurél repartira le samedi 2 avril, et je reste avec mon petit couple préféré 6 jours de plus, à Auckland où ils vivent. J’ai malgré tout loué une bébé voiture pour pouvoir me balader dans la région proche. Et hop, retour à la vie parisienne.
Mais nous n’en sommes pas là. Le mot d’ordre des vacances ? P R O F I T E R ! Et ça commence… tout de suite !

lundi 11 avril 2011

Samedi 19 mars 2011 - 11H07 heure parisienne

Je commence à être perdue avec l'escale et les décalages horaires (et les verres de blanc ;-)). Disons simplement que contre toute attente, le premier vol Paris-Séoul s'est extrêmement bien passé, et surtout beaucoup plus vite que prévu. Nous survolons actuellement l'Océan direction Auckland. Pas de chance, le petit Christopher derrière nous est le champion junior des coups de pied dans le siège de devant. Génial.
Sinon, nous avons sympathisé avec deux Françaises qui se font un petit périple dans le genre du nôtre.
Allez, courage, plus que... 9H de vol !

dimanche 10 avril 2011

Vendredi 18 mars 2011 - 23H01 heure parisienne

Nous nous envolons vers Séoul, pour notre changement avant de rejoindre la Nouvelle-Zélande. Enfin. Point de répit pour nos voix respectives : nous ne nous sommes pas vues depuis 3 mois, et il y a des histoires (de coeur surtout, what else ?) à rattraper. Le temps passe plus vite ainsi et qui dit gossip, dit... apéro ! J'en suis à mon quatrième verre de blanc et j'ai bien chaud là tout de suite maintenant :-)
L'avion est top, les hôtesses aux petits soins... vive Korean Airlines ! J'ai même fini tout mon plateau-dîner, c'est pour dire.
Séance movie maintenant, le choix est large et c'est tant mieux parce que le vol va malgré tout être long.

mercredi 16 mars 2011

Des vacances de rêve

A y est, ma petite crise existentielle d’hier est passée, nous pouvons tranquillement revenir à des considérations beaucoup plus bassement terre-à-terre.
D’abord, je suis bien désolée pour ce silence prolongé sur la toile. Les raisons ? Avant tout, ce nouveau petit problème de santé, qui m’a bien crevée. Je sais, j’ai pris un abonnement 2011 avec mon médecin, qui décidément voudrait que je me case puisqu’il m’en parle à chaque rdv. Il rêve que je rencontre un rugbyman néozélandais… Comme s’il était le seul :-) A moins qu’il ne me fasse des avances ? Oh mon Dieu, non, vision d’horreur.

Je rebondis d’ailleurs sur mes vacances à venir pour vous dire que :
• Pour celles et ceux qui auraient loupé un épisode, je dois m’envoler vers la Nouvelle-Zélande ce vendredi pour 3 longues semaines de vacances.
• Je les attends depuis 1 an et demi avec une impatience non dissimulée puisque qui dit 2 changements de boulot en 2010 dit aussi zéro vacance. Alors merde, celles-ci je les ai bien méritées !
• Je pars avec Aurél, et rejoins sur place ma Manou. Bref, mes deux meilleures amies rien que pour moi ! Trop la classe.
• Je dois malheureusement faire mon changement en Corée du Sud, à Séoul qui est… tout prêt du Japon ! Pour le moment, je pars toujours, mais les nouvelles sont tellement alarmantes que nous ne sommes pas à l’abri. Bref, je suis branchée 24/24 sur tous les sites d’informations possibles et imaginables.
• Vous n’aurez donc pas de nouvelles de moi pendant cette longue période. Vous allez me manquer, mais je vous donnerai TOUS les détails croustillants (et même les autres) à mon retour, promis.

Et comme ça fait bien longtemps que je n’ai pas réactualisé les infos me concernant, voici un rapide aperçu de la petite vie de Bridget ces derniers jours.

En commençant par… un coup de fil. La semaine dernière, je rentre chez moi complètement naze, malade, ne pouvant pas respirer, un mal de crâne à faire peur. Je passe vite fait au Casino dévaliser le linéaire de Kleenex (J’ai pris des actions depuis ! Leur chiffre d’affaires a fait un bond depuis 10 jours, tout ça grâce à moi – modestie quand tu me tiens !) Bref, je vous laisse imaginer à quel point j'étais de bonne humeur.
Mon téléphone sonne. Numéro masqué. Ce qui provoque toujours chez moi un sentiment partagé : excitation : mais qui ça peut bien être ? Et en même temps, ouh là là, je n’aime pas les surprises, et si c’était une mauvaise nouvelle ?
L’excitation prend le dessus, je réponds d’un ton malgré tout assez énervé, le paquet de Kleenex sous le bras, la clé de l’appart dans une main, l’iPhone greffé sur l’épaule, calé dangereusement sur l’oreille.
Et ce n’est autre que… Mister Big ! Le retour. Je m’en serais bien passé.
• « Ben alors, tu fais la gueule ? »
• « Oui, je fais la gueule parce que tu as dit à ton pote que j’étais une pute et je ne suis pas une pute »
• « Je n’ai jamais dit ça et je ne l’ai même jamais pensé ! »
• « Ben pourtant c’est l’impression que ça donne quand tu lis son mail »
Hop, sujet clos, Bridget en furie. Malgré tout, je sais que c’est la sensation que j’ai pu lui donner lors de notre dernier déjeuner, mais bon, je m’explique et je joue cartes sur table. Pas le temps de prendre des pincettes avec ce genre d’énergumènes. Nous nous quittons malgré tout en bon terme mais sans illusion aucune : je n’aurai pas de ses nouvelles de sitôt, et lui non plus d’ailleurs.

Sinon, mes journées sont bien remplies depuis que j'ai récupéré un nouveau compte client. Je ne me plains pas, c'est cette euphorie que j'aime aussi dans mon métier. Et puis... pendant que je bosse au moins je ne pense pas à X. Moins facile une fois que je rentre chez moi me shooter aux médocs et que je m'allonge dans mon lit. Là, il resurgit et ne me quitte plus jusqu'à ce que je m'endorme. J'aurais tellement aimé avoir ne serait-ce qu'un tout petit signe de lui avant mon départ en congés. Mais ce n'est pas gagné, à moins qu'il se réveille demain... Suite fin avril alors ? Les vacances arrivent à point nommé à bien des niveaux donc.

Et puis 2 blondes en van couchette à la roots à l'autre bout du monde, c'est bien loin de l'image que je me faisais du voyage idéal il y a quelques années encore, et pourtant aujourd'hui j'en rêve...

mardi 15 mars 2011

Le coup de gueule du jour

On se croirait en pleine guerre mondiale ou dans un thriller genre une course contre la mort. Inondés d’images plus violentes les unes que les autres. Presque apocalyptiques. Abreuvés d’informations incomplètes ou contradictoires. Rien ne va plus. Le monde se barre en sucette et nous regardons, impuissants, notre télévision, bien calés dans notre canapé.
Alors que des dizaines de milliers de personnes sont sans doute déjà mortes, « avalées » par le tsunami, et que des millions d’autres risquent une exposition mortelle à des radiations, nous en sommes réduits à nous poser la question du nucléaire… en France ?! Est-ce qu’il ne faudrait pas déjà aider le Japon et ces populations avant de tirer des conclusions et de se regarder le nombril ?? Je suppose que c’est une réaction humaine, mais parfois ça frôle le ridicule et l’égoïsme à l’état pur.
Oui, des problèmes nous en avons tous. Plus ou moins importants, certes, et peu importe ce qui se passe chez les autres, on ne voit que ce qui nous touche. Mais je voudrais aujourd’hui que pendant une minute on arrête de se la jouer perso pour avoir une petite pensée pour tous ces gens.
Merci.

Cherchez Bridget

Ma photo
Je suis une femme. Et ouais, plus de « Hé Mademoiselle » qui traîne : à 30 ans, je suis passée du côté obscur de la force. Je suis blonde. Oui, oui, une vraie, à l’état naturel. Avec tout ce que ça comporte comme préjugés. Ma meilleure défense et en même temps mon meilleur plan d’attaque : le classique : « hum, c’est mon côté blonde », valable en toutes circonstances, avec en option le doigt sur la bouche pour le côté naïve-coquine-irrésistible. Pour le meilleur et pour le pire. Parce qu’il faut souffrir pour être blonde, ça se travaille et ça s’entretient Madame, j’vous le dis moi. Je suis célibataire. Un peu. Souvent. De façon récurrente. TOUJOURS. TOUT LE TEMPS ! Ok, ok, je suis un cas désespéré. Je suis drôle bien sûr. Et j’assume. BREF, JE SUIS BRIDGET ! Quand j’ai commencé à écrire ce blog, j’avais simplement envie de partager mes mots et mes maux, comme une thérapie. Maintenant, c’est BEAUCOUP plus que ça : c’est mon petit coin de paradis, c’est mon grand plaisir, c’est ma fierté. Alors « come on in » : ris, pleure, râle, aime-moi, insulte-moi, mais surtout, surtout : amuse-toi autant que moi !!!