jeudi 14 février 2013

Envole-moi


À l’approche de ce troisième rendez-vous avec mon « Pilote », j’ai dû me rendre à l’évidence : soit je le sentais bien et il se passerait quelque chose, soit je n’étais pas sûre de mon coup et ce n’était pas la peine de prétendre à un autre rôle que celui de « pote de musées ».


Alors que je l’attendais sous la pyramide du Louvre, je me suis trouvée étonnamment sereine et ravie de pouvoir caler un rendez-vous dans un lieu si magique. J’ai très vite réalisé que je me réjouissais de le revoir, et j’ai passé une après-midi absolument géniale :
- J’ai appris de nouveaux mots.
- J'ai pu prendre conscience de l’étendue de sa culture générale (impressionnante).
- J’ai ri. Beaucoup. Souvent. Et de bon cœur.
- J’ai eu envie qu’il m’embrasse. Dès le début.

Sortis de là, nous sommes allés boire un verre puis dîner, en capitalisant sur cette jolie connivence. Mais au moment du café, c’est le drame : il est perdu. Parce qu’il a du mal à me cerner, il ne sait pas ce que je veux, ce que j’attends, s’il me plait physiquement… Je crois que je n’envoie pas les bons signaux, si tant est que j’en envoie tout court ! Du coup je joue cartes sur table et je suis bluffée par cette manie qu’il a d’arriver à lire en moi comme dans un livre ouvert, quand bien même il ne s’en rend pas compte. Il est perspicace et c’en est presque flippant : je me sens mise à nue (psychologiquement pour le moment, on est bien d’accord).
Je récapitule depuis le départ et j’avoue ne pas avoir eu de coup de cœur physique au premier rendez-vous. Mais l’avoir maintenant. Je confesse être extrêmement méfiante envers la gent masculine : je me suis fait tellement avoir que j’aime bien tester un peu les spécimens que je fréquente. Et j’ajoute au passage que s’il veut juste me sauter, il peut passer son chemin, tata Bridget pas intéressée. Ce à quoi il me répond – je cite – « ne pas en avoir après mon cul ». Explosion de rire commune, le sujet est clos – pour le moment seulement.
Quoiqu’il en soit, inutile de vous dire à quel point j’aime pouvoir aborder des vraies questions avec autant d’honnêteté et si peu de prise de tête.

Mon « pilote » aura décidément marqué beaucoup, beaucoup de points aujourd’hui, c’est un fait, et c’est sans compter les baisers que nous échangeons à la sortie du restaurant… Je suis sous le charme et apaisée : c’est simple, c’est fluide et naturel. Exactement ce qu’il me faut.

Néanmoins, j’ai une décision importante à prendre en parallèle et je le sais maintenant : je ne peux décemment pas me lancer, ni donner une véritable chance à cette relation, ni aller de l’avant, si je continue à voir mon Sanglier. En même temps, je pourrais faire la bitch et voir les deux en même temps en attendant de voir quelle tournure ça prend et assurer mes arrières par la même occasion. En effet, je pourrais, mais ce n’est pas moi.
Je suis une femme entière, j’ai des valeurs, et je ne veux blesser personne : ni mon Sanglier, qui a de l’affection pour moi, ni mon Pilote, parce que je ne serais pas sincère avec lui dès le départ, ni moi-même pour des raisons évidentes. J’ai donc annoncé la grande nouvelle, non sans émotion, à mon Sanglier. Un cap difficile et un mauvais moment à passer. Comme toujours, il a été adorable et compréhensif. Je l’avais aussi tenu au courant de toute l’histoire dès le premier rendez-vous : l’honnêteté reste la base de toute relation viable, je m’en fais un sacerdoce.

Décollage réussi donc avec mon Pilote, pourquoi s’arrêter là ? Ben oui, pourquoi ? Je l’ai retrouvé mardi soir, nous avons pris l’apéro au China (j’adore cet endroit feutré, super romantique) puis avons dîné avant de prendre un dernier verre dans un chouette bar rue du Faubourg Saint-Antoine.

Mon sentiment ? Je me sens bien avec lui. Très bien même, et surtout sans pression. Je me sens belle aussi, et sexy, et confiante, et épanouie.

Suite au prochain épisode ? Ce sera samedi ! Et j’ai hâte.

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Je suis une femme. Et ouais, plus de « Hé Mademoiselle » qui traîne : à 30 ans, je suis passée du côté obscur de la force. Je suis blonde. Oui, oui, une vraie, à l’état naturel. Avec tout ce que ça comporte comme préjugés. Ma meilleure défense et en même temps mon meilleur plan d’attaque : le classique : « hum, c’est mon côté blonde », valable en toutes circonstances, avec en option le doigt sur la bouche pour le côté naïve-coquine-irrésistible. Pour le meilleur et pour le pire. Parce qu’il faut souffrir pour être blonde, ça se travaille et ça s’entretient Madame, j’vous le dis moi. Je suis célibataire. Un peu. Souvent. De façon récurrente. TOUJOURS. TOUT LE TEMPS ! Ok, ok, je suis un cas désespéré. Je suis drôle bien sûr. Et j’assume. BREF, JE SUIS BRIDGET ! Quand j’ai commencé à écrire ce blog, j’avais simplement envie de partager mes mots et mes maux, comme une thérapie. Maintenant, c’est BEAUCOUP plus que ça : c’est mon petit coin de paradis, c’est mon grand plaisir, c’est ma fierté. Alors « come on in » : ris, pleure, râle, aime-moi, insulte-moi, mais surtout, surtout : amuse-toi autant que moi !!!